SENEGAL-CULTURE
Saint-Louis, 24 avr (APS) – La ville de Saint-Louis (nord) abrite, du 23 au 26 avril, la première édition du Festival “Ñoo Ko Bokk” (Nous le partageons, en wolof), un initiative visant à créer des espaces de dialogue entre habitants, artistes, chercheurs et institutions autour des réalités locales, ont indiqué les organisateurs.
Le Festival “Ñoo Ko Bokk” se veut “un carrefour de regards croisés” entre les mondes de la recherche et de la création artistique et celui les dynamiques territoriales, ce qui va transformer Saint-Louis, durant ces quatre jours, “en un laboratoire à ciel ouvert où les arts et les sciences s’unissent pour explorer de nouvelles manières d’habiter le territoire”.
Le Festival invite le public à questionner la perception et l’imaginaire de son environnement immédiat, dans le contexte d’une ville chargée d’histoire mais confrontée à des défis majeurs tels que l’érosion côtière, les mutations urbaines et les inégalités sociales.
Selon Clara Therville, co-organisatrice de l’évènement, la programmation a été conçue pour être à la fois variée et accessible, avec au menu des projections-débats sur les enjeux territoriaux et environnementaux, ainsi que des performances théâtrales centrées sur les récits et les vécus sensibles.

Le spectacle tiré de la pièce “Janax yi ak Nit ñi”, que la compagnie Gratte Noyau va donner au centre culturel Habib Faye, au quartier Bango, le samedi 25 avril (20h30 – 21h30), dans une mise en scène de Marianne Heinrich, est annoncé comme un des temps forts du festival.
La pièce “Janax yi ak Nit ñi” est une œuvre de sensibilisation originale sur la cohabitation avec les rongeurs.
Les activités du festival se répartissent à travers plusieurs sites emblématiques, notamment l’Institut français et le centre culturel Habib Faye, créant ainsi un parcours urbain qui favorise la rencontre entre les différents publics.
Cette initiative est portée par un consortium de partenaires académiques et associatifs, dont le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’association MondeGeo, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.
CGD/BK

