SENEGAL-POLITIQUE-APPEL
Dakar, 28 avr (APS) – L’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio a prôné mardi le dialogue pour trouver des consensus sur la réforme du Code électoral, soulignant que le Sénégal ne doit pas perdre l’héritage de Kéba Mbaye, père du texte consensuel de 1992.
“L’héritage de Kéba Mbaye ne doit pas être perdu pour le Sénégal. Toutes les questions peuvent se régler autour d’une table si les volontés d’y arriver sont réelles”, a déclaré Cheikh Tidiane Gadio.
Il prenait part à une table ronde, à Dakar, sur le thème “Repenser le dialogue interpartis et la construction du consensus en Afrique de l’Ouest : consultations au Sénégal”.
Le Sénégal est en train de vivre “une crise” née de l’absence de consensus et de discussions “pour bâtir un consensus” sur ces questions, a-t-il souligné, ajoutant que le pays doit continuer à “jouer pleinement le rôle particulier” qu’il a été selon lui conduit à jouer en Afrique dans ce domaine.
“Si on perd le sens du compromis, si on perd le sens de la recherche de consensus, si on accepte l’exclusion comme forme de gouvernance de nos États, de nos pays, de nos élections, ça veut dire que nous posons les germes des graves crises qui vont demain entacher la marche de nos pays et de nos nations”, a-t-il alerté.
Le Sénégal “a toujours joué un rôle positif de ce point de vue”, a martelé Cheikh Tidiane Gadio, selon qui les Sénégalais ont accepté ce rôle “depuis les Blaise Diagne, Galandou Diouf, jusqu’à présent”.
Il a souligné, en outre, que la question de la rupture du consensus sur la matière électorale en particulier “a toujours fait très mal en Afrique”.
“Pour toutes ces raisons, il est important que les Africains veillent à maintenir les consensus”, a fait valoir l’ancien patron de la diplomatie sénégalaise (–“quand les consensus commencent à s’abîmer, il faut les réparer le plus rapidement possible”.
CS/BK

