SENEGAL-SOCIETE-LEGISLATION-POSITION
Dakar, 11 mars (APS) – Le projet de loi visant à durcir les peines contre les actes contre-nature représente “un appel au réveil stratégique” face à l’impérialisme culturel et aux pressions venues de l’extérieur, a soutenu le député Guy Marius Sagna, mercredi, lors de la panière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen de ce texte.
“Nous considérons que le projet de loi qui nous est soumis ici à l’Assemblée nationale est un appel au réveil stratégique du Sénégal et de toute l’Afrique pour dire non ! Non au néocolonialisme, non à l’impérialisme, qu’il soit monétaire, financier, militaire ou culturel”, a-t-il déclaré.
Guy Marius Sagna intervenait devant ses collègues, lors de la séance plénière consacrée à l’examen du texte à l’Assemblée nationale.
Le parlementaire a salué cette initiative du gouvernement portée par le Premier ministre Ousmane Sonko, estimant que la réforme vise à défendre les principes et les valeurs culturelles de la société sénégalaise.
Selon lui, ce projet de loi s’inscrit dans une dynamique plus large de défense de la souveraineté nationale, contre différentes formes d’influence extérieure.
Le député a évoqué les réflexions de l’historien et anthropologue sénégalais Cheikh Anta Diop (1923-1986) qui, à son époque déjà, prévenait contre “le poison culturel” susceptible, selon lui, d’être diffusé dans les sociétés africaines.
Il a estimé que certaines évolutions sociétales observées à l’international sont perçues par une partie de l’opinion comme contraires aux valeurs culturelles locales, insistant sur la nécessité de préserver la diversité culturelle africaine.
“Ce projet de loi affirme clairement notre attachement à la diversité culturelle africaine et sénégalaise”, a ajouté le parlementaire du parti Pastef, au pouvoir.
Guy Marius Sagna considère que ce texte s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la souveraineté du Sénégal. Il a appelé à poursuivre les réformes destinées à consolider l’indépendance politique, économique et culturelle du pays.
Le projet de loi n°05/2026 vise à modifier l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.
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