Réchauffement climatique : les communes de Pikine, Toubacouta et Thiès encouragées à aménager des espaces de production de plantes
Réchauffement climatique : les communes de Pikine, Toubacouta et Thiès encouragées à aménager des espaces de production de plantes

SENEGAL-COLLECTIVITES-ENVIRONNEMENT

Thiès, 20 août (APS) – La cheffe de la division protection des forêts à l’inspection régionale des eaux et forêts de Thiès, capitaine Maham Cissé, recommande aux communes de Pikine, Toubacouta et Thiès, parties prenantes d’un projet de lutte contre les changements climatiques, d’aménager des espaces de production de plantes, afin de contribuer à la réduction de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique, grâce à un reboisement massif.

Les communes de Pikine, Toubacouta et Thiès sont impliquées dans un projet dénommé  “Siclimat”, lancé en septembre 2025, pour une durée de trois ans.

Financée à hauteur de  60 millions de FCFA par l’agence italienne de coopération et la région Émilie-Romagne, cette initiative est dans sa phase pilote dans la ville de Thiès.

“Ce que nous pouvons faire puisque le phénomène est déjà là, c’est de voir quels sont les puits de carbone que nous pouvons utiliser pour réduire les gaz à effet de serre”, a préconisé la responsable forestière lors d’une une rencontre d’échanges sur le projet “Siclimat”, mercredi, à Thiès.

Faisant remarquer que le changement climatique est  une “question d’actualité”, capitaine Maham Cissé a souligné que la recherche a montré qu’à part les océans, les arbres représentent le deuxième plus grand puits de carbone qui séquestre le CO2.

Elle préconise ainsi “le maximum de reboisement, pour constituer des puits de carbone pouvant séquestrer le CO2 et lutter ainsi contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique”.

”Donc, si nous reboisons le maximum d’espace, nous aurons affaire à de jeunes plantes qui auront besoin de CO2 pour grandir, ce qui participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre”, a poursuivi Mme Cissé.

Selon elle, la régression des massifs forestiers aussi bien classés que protégés, pose beaucoup de problèmes, en termes notamment d’inondations.

Le système racinaire des arbres facilite l’infiltration des eaux de ruissellement et réduit les risques d’inondation, explique-t-elle, ajoutant que le risque d’inondation est élevé si ces eaux convergent vers une zone sans arbre.

”C’est pourquoi, dit-elle [chacune des] communes concernées par ce projet doit voir comment mettre à disposition un espace [réservé à la] production de plantes”.

Elle ajoute qu'”au lieu de se limiter uniquement à la production de plants forestiers, [il faut] produire aussi des espèces fruitières”.

Selon Ibra Dieng, coordonnateur de “Siclimat”, par ailleurs secrétaire général de la ville de Thiès,  le projet a “accusé un peu de retard” dans sa mise en œuvre dans la capitale du rail. Un retard que la municipalité est “en train de rattraper”, relève-t-il.

BT/ADI/BK