MONDE-SANTE
Dakar, 25 avr (APS) – Quelque 47 pays ont été certifiés exempts de paludisme tandis que 37 autres ont signalé moins de 1000 cas en 2024, a rapporté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, ce samedi.
”Depuis 2000, 2,3 milliards de cas et 14 millions de décès ont été évités. À ce jour, 47 pays ont été certifiés exempts de paludisme (dont 2 en 2024 et 3 en 2025), et 37 pays ont signalé moins de 1000 cas en 2024’’, informe l’OMS à travers un communiqué.
Selon l’agence onusienne dédiée à la santé, les victoires sont possibles, même dans les zones difficiles. Elle cite le bassin du Mékong (Chine, Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge, Vietnam) où le nombre de cas a chuté de près de 90 % malgré une pharmaco résistance tenace, prouvant que l’élimination était possible.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’OMS se joint à ses partenaires pour lancer la campagne ”Déterminés à éliminer le paludisme : maintenant que nous le pouvons, c’est notre devoir d’y parvenir”.
”Entre 2000 et 2024, le nombre de pays d’endémie palustre a fortement diminué, passant de 108 à 80. Au cours de la même période, le nombre de pays enregistrant moins de 10 000 cas est passé de 27 à 46’’, souligne t-elle dans le le communiqué.
La même source aoute que ”le nombre des pays enregistrant moins de 100 cas autochtones est passé de 6 à 26” tandis que le nombre des pays enregistrant moins de 10 cas autochtones ”est passé de 4 à 24”.
Elle note toutefois que ”la situation piétine sur le plan mondial”. En effet, ”en 2024, on estimait à 282 millions le nombre de cas et à 610 000 le nombre de décès, ce qui représente une légère hausse par rapport à 2023”.
En dépit de ces progrès, des problèmes divers sont à adresser, estime l’OMS.
Elle évoque une résistance partielle à l’artémisinine qui a été confirmée dans quatre pays africains (Érythrée, Ouganda, République-Unie de Tanzanie et Rwanda). ”Ce phénomène continue de se propager et fait peser une grave menace sur les principaux traitements contre le paludisme”, craint l’agence onusienne.
A cela s’ajoutent la résistance aux insecticides, les échecs de diagnostic, les moustiques invasifs et le déficit de financement.
”Le financement pour 2024, de 3,9 milliards de dollars des États-Unis (USD) représentait moins de la moitié de l’objectif de 9,3 milliards USD fixé pour 2025. Le déficit prévisionnel étant estimé à 5,4 milliards USD, la riposte souffrira d’une insuffisance criante de ressources”, note l’OMS.
Elle signale que ”les récentes réductions de l’aide mondiale en faveur de la santé ont perturbé les systèmes de santé, la surveillance et les campagnes, ce qui témoigne de la vitesse à laquelle les progrès peuvent être réduits à néant”.
NSS/OID

