IFC et le groupe Baobab signent un accord d’assistance des PME et de partage des risques
IFC et le groupe Baobab signent un accord d’assistance des PME et de partage des risques

SENEGAL-AFRIQUE-ENTREPRISES

Dakar, 10 juin (APS) – La Société financière internationale (IFC), l’institution chargée du secteur privé des pays en développement au groupe de la Banque mondiale, et le groupe Baobab, spécialisé dans l’encadrement des petites et moyennes entreprises (PME), annoncent avoir signé ‘’une facilité de partage des risques’’ pour aider des entreprises du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Sénégal à se développer.

Dans un communiqué conjoint parvenu à l’APS, ils disent avoir noué ce partenariat en marge de l’Africa CEO Forum 2026, qui s’est tenu récemment à Kigali, la capitale du Rwanda.

‘’Ce partenariat permettra à IFC de garantir 50 % d’un portefeuille de prêts pouvant atteindre l’équivalent de 100 millions de dollars (environ 56 milliards de francs CFA) répartis entre le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali et la République démocratique du Congo’’, expliquent IFC et le groupe Baobab.

Ils veulent, avec ce partenariat, ‘’renforcer l’accès des petites et moyennes entreprises au financement, soutenir la création d’emplois et favoriser une croissance économique inclusive’’ dans les pays déjà cités.

Le communiqué explique qu’une facilité de partage des risques est un mécanisme financier par lequel plusieurs parties conviennent de partager les pertes potentielles, afin de réduire l’exposition au risque de chacune d’entre elles.

Le partenariat scellé ‘’permettra à Baobab d’élargir l’accès au financement pour les PME encore insuffisamment servies par les circuits de financement traditionnels au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Mali et en RDC’’.

Dans ces pays, les petites et moyennes entreprises restent confrontées à des obstacles structurels à l’accès au crédit, à cause de garanties insuffisantes, d’après le texte.

Des solutions de financement adaptées aux réalités des marchés africains

‘’En partageant une partie du risque de crédit, IFC et Baobab entendent accroître leur capacité de financement et accompagner davantage d’entreprises créatrices d’emplois, à travers des solutions mieux adaptées à leurs besoins, avec des maturités pouvant aller jusqu’à cinq ans’’, assurent les deux parties.

Selon le texte, cette initiative permettra également à Baobab d’accompagner davantage de nouveaux entrepreneurs, les primo-emprunteurs notamment, qui captent déjà près de 20 % de ses décaissements destinés aux PME.

‘’Ce partenariat marque une étape importante dans la mission de Baobab visant à soutenir les petites entreprises et à promouvoir l’inclusion financière en Afrique’’, a souligné Philip Sigwart, le directeur général du groupe Baobab.

‘’En nous associant à IFC, nous renforçons notre capacité à accompagner des PME ambitieuses, à atteindre des entreprises encore insuffisamment desservies, notamment celles dirigées par des femmes, et à proposer des solutions de financement davantage adaptées aux réalités des marchés africains’’, ajoute le communiqué en citant M. Sigwart.

Aliou Maïga, le directeur régional du département chargé des institutions financières d’IFC pour l’Afrique, explique que le fait de renforcer l’accès au financement des PME est essentiel pour créer des emplois, consolider les chaînes de valeur locales et soutenir l’activité économique.

‘’C’est tout l’intérêt de ce nouveau partenariat avec Baobab, à travers ce mécanisme de partage des risques. En partageant le risque avec Baobab, nous pourrons faciliter l’octroi de milliers de nouveaux prêts et soutenir des financements plus importants’’, rapporte le communiqué en citant M. Maïga.

La même source présente Baobab comme un groupe de services financiers spécialisé dans l’inclusion financière en Afrique.

ESF