SENEGAL-ENFANCE-PROTECTION
Kaolack, 28 avr (APS) –Quelque 17 000 enfants en conflit avec la loi ou en danger ont été pris en charge par la direction générale de la protection judiciaire et sociale (DGPJS), a-t-on appris, lundi, de la magistrate Aïssé Gassama Tall, directrice générale de cette structure du ministère de la Justice.
‘’Le dernier rapport statistique de la DGPJS fait état de 17 000 enfants environ qui ont été pris en charge, mais ce chiffre ne reflète pas la vulnérabilité, parce que les demandes d’assistance éducative que nous recevons sont largement en deçà du nombre d’enfants qui sont effectivement pris en charge’’, a-t-elle notamment déclaré.
Mme Tall s’exprimait lors d’un atelier de partage et de consolidation des référentiels des acteurs de la protection judiciaire et sociale des mineurs, qui se tient à Kaolack (centre), à partir de ce mardi jusqu’au 30 avril,
A cette occasion, elle a plaidé pour que la DGPJS, chargée de la protection, de la rééducation et de la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi ou en danger, puisse être renforcée, en termes de centres et de ressources humaines.
Ce plaidoyer a pour objectif, a-t-elle dit, de faire en sorte que tous les enfants ayant des besoin de protection judiciaire et sociale soient pris en charge.
‘’A travers cet atelier, nous allons passer en revue les projets des différentes structures de la DGPJS, pour voir, pour chaque type de service, quelles sont les missions qui sont attendues, comment faire pour les prendre en charge et quels sont les canevas qui pourraient nous permettre de bien faire notre travail dans des conditions optimales’’, a indiqué Aïssé Gassama Tall.
Pour une meilleure efficacité de ses missions, la DGPJS dispose de plusieurs services dont l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO), des centres de premier accueil, des centres d’adaptation sociale, des centres polyvalents de protection des mineurs et des centres de sauvegarde, qui préviennent la déviance et la délinquance juvénile.
Au niveau de ces centres, les enfants sont accueillis et pris en charge par un personnel spécialisé, notamment des éducateurs spécialisés, des travailleurs sociaux, des maitres d’enseignement technique et professionnels et des médecins, puisque ces enfants puissent être rééduqués, remis sur le droit chemin et réintégrés dans la société dans des conditions normales, a souligné la magistrate.

Elle a notamment rappelé que face à la prolifération des réseaux sociaux dans un contexte de prévention de la déviance et de la délinquance juvénile, la DGPJS, en 2025, s’était rendue dans les six ressorts de Cour d’appel, dont celui de Kaolack, pour sensibiliser les éducateurs spécialisés sur la prise en charge de l’addiction en ligne.
‘’Au cours de ces différentes activités, tous ceux qui interviennent dans la prise en charge des enfants ont été sensibilisés et formés dans la manière de détecter précocement les signes d’addiction et sur le danger que constitue le numérique’’, a ajouté la patronne de la DGPJS.
Elle a en outre annoncé qu’un programme va permettre à la DGPJS de se rendre dans tous les centres de prise en charge des enfants pour les sensibiliser par rapport à ces dangers pour éviter les dérives des réseaux sociaux dans le courant de cette année.
ADE/ABB/MTN

