SENEGAL-MEDIAS-ENFANCE
Thiès, 23 juin (APS) – Une vingtaine de journalistes en service dans les départements de Tivaouane, Mbour et Thiès ont entamé, mardi dans la Cité du rail, deux jours de formation sur le genre, l’exploitation sexuelle en ligne des enfants et d’autres dangers liés à l’Internet, a constaté l’APS.
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) et Plan international Sénégal.
“C’est une belle opportunité pour nous, aujourd’hui en tant que professionnels des médias mais aussi en tant que journalistes, de parler des droits des enfants, du traitement responsable des faits impliquant des enfants”, a expliqué le point focal de la cellule zone ouest de la CJRS, regroupant les départements de Thiès, Mbour et Tivaoune.
Selon Djiby Diop Ndiaye, l’objectif principal de cette formation est de renforcer les capacités des journalistes en matière d’éthique dans le traitement de l’information relative aux droits de l’enfant et aux violences basées sur le genre.
L’organisation de cette session de formation a été appuyée par Plan international, pour outiller les professionnels des médias, en vue d’un traitement responsable de fléaux tels que le harcèlement et l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet.
“Nous remarquons souvent des harcèlements sur le net, mais aussi des images qui ne répondent pas aux normes du professionnalisme. Aujourd’hui, c’est l’occasion pour nous, avec le partenaire, d’outiller les acteurs des médias pour un traitement responsable de ces problématiques”, a dit Djiby Diop Ndiaye.
Il sera question, pendant ces deux jours, de mettre en exergue les dangers qui guettent les enfants sur Internet, en lien notamment avec l’exploitation sexuelle et le harcèlement, dans un contexte où les nouvelles technologies se sont imposées dans le quotidien.
Selon lui, c’est une occasion pour renforcer les journalistes et les aider à “humaniser” le traitement de l’information concernant les enfants, tout en conscientisant les populations par rapport à ce phénomène.
“Nous voyons souvent à travers les réseaux sociaux un traitement de l’information qui n’est pas favorable à l’image de l’enfant. Parfois, des images d’enfants ayant subi des violences ou des viols, sont publiées sans être floutées, ce qui ne respecte pas le droit de l’enfant”, a-t-il-déploré.

“La formation continue des journalistes, nous permettra, nous Plan international, et la Convention des jeunes reporters, de mieux véhiculer les informations qui seront à la disposition des professionnels des médias”, a pour sa part indiqué Fatou Fall, spécialiste genre, inclusion et équité au sein de Plan international Sénégal.
Pour Mme Fall, les journalistes et les reporters en particulier “sont un maillon essentiel dans la chaîne de communication, de la promotion des droits des enfants, particulièrement des filles”.
Elle estime que le constat sur le traitement réservé par les médias aux questions liées aux enfants est mitigé, parce qu'”il y a de très belles choses, mais aussi des choses à améliorer”.
“C’est pour cela que nous avons [organisé] cette formation, pour d’avantage outiller les journalistes pour [qu’ils puissent] relayer l’information de manière très positive”, a-t-elle conclu.
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