SENEGAL-ENVIRONNEMENT
Kédougou, 18 sept m (APS) – Le gouvernement sénégalais a déjà validé les différentes études d’impact environnemental et social du projet d’aménagement hydroélectrique de Gourbassi (Falémé), une infrastructure régionale portée par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), a-t-on appris de l’adjoint au gouverneur de Kédougou (sud-est) chargé du développement, El hadj Mouhamadoul Moustapha Gaye.
Le projet d’aménagement hydroélectrique de Gourbassi (PAHG), sur la Falémé, est évalué à environ 189 milliards de francs CFA. Il est financé par la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) et le Fonds saoudien pour le développement.
“Nous sortons de l’atelier des différentes études du projet d’aménagement hydroélectrique de Gourbassi, sur la Falémé, notamment la réalisation des études d’impact environnemental et social et du plan d’action de réinstallation (PAR). Et c’est tout l’intérêt de notre rencontre qui a vu la présence des représentants de l’OMVS au niveau malien et sénégalais”, a déclaré l’autorité administrative.
Il intervenait à un atelier de restitution et de validation des rapports d’études d’impact environnemental et social et du plan d’action de réinstallation du projet d’aménagement du projet hydroélectrique de Gourbassi sur la Falémé.

Les représentants des services déconcentrés concernés et ceux de l’OMVS au Sénégal et du Mali ont pris part à cette rencontre, en même temps que le secrétaire général de la Société de gestion de l’énergie (SOGEM) du barrage de Manantali.
Le barrage de Gourbassi a été aménagé sur la Falémé, un cours d’eau partagé entre le Mali et le Sénégal et un affluent majeur du fleuve Sénégal.
Il se situe à environ 250 km en amont du point de jonction entre la Falémé et le fleuve Sénégal, à proximité des localités de Béroula, du côté du Mali, et de Saéinssoutou, dans la commune de Missirah Sirimana, au Sénégal.
La zone concernée couvre principalement le cercle de Kéniéba au Mali et le département de Saraya au Sénégal.

El Hadj Mouhamadoul Moustapha Gaye est revenu sur ce projet reposant sur la construction d’un complexe comprenant un barrage réservoir d’environ 2,9 milliards de m3, une centrale hydroélectrique de 18MW, une voie d’accès d’environ 100 km et une liaison électrique de 90 KV reliant le poste électrique de Gourbassi à celui de Gouina.
En plus de la production d’électricité, l’aménagement est conçu potentiellement comme un outil de régulation de la Falémé, selon l’autorité administrative.
“Il doit permettre d’améliorer la disponibilité de l’eau pendant les périodes de faible écoulement de réduire les effets des crues importantes et de créer les conditions favorables au développement des activités agricoles, pastorales, halieutiques, minières et industrielles”, a expliqué M. Gaye.

Selon le secrétaire général du SOGEM, Moussa Cissé, le projet du barrage de Gourbassi présente “un caractère multisectoriel” et des effets attendus qui dépassent le seul domaine hydraulique et énergétique.
“Sur le plan agricole, la régularisation des écoulements devrait améliorer la disponibilité de l’eau et permettre l’intensification des cultures irriguées et de décrue. Dans le domaine de la pèche, la création d’un plan d’eau important devrait offrir de nouvelles opportunités aux communautés riveraines. Le potentiel de production supplémentaire est estimé à environ 923,4 tonnes de poissons par an”, a dit Moussa Cissé.
Le développement des infrastructures et des activités économiques devrait par ailleurs favoriser la création d’emploi pendant les phases de construction et d’exploitation du projet et améliorer les conditions de vie des populations locales, selon M. Cissé.
Il a de même souligné que la présence d’une infrastructure structurante dans la zone pourrait contribuer au renforcement de la surveillance et à la préservation des ressources naturelles dans un contexte marqué par l’exploitation artisanale et illégale.
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