Pout : les ICS et une société agro-industrielle locale exploitent 10 hectares de semences de maïs certifiées
Pout : les ICS et une société agro-industrielle locale exploitent 10 hectares de semences de maïs certifiées

SENEGAL-AGRICULTURE-INDUSTRIE

Pout, 12 juin (APS) – Le directeur général des Industries chimiques du Sénégal (ICS) et le chef de l’exploitation de l’entreprise Minam Export ont visité dix hectares de parcelles de production de semences de maïs certifiées adaptées au climat local, jeudi, à Pout, dans la région de Thiès (ouest).

Ce projet pilote, mis en œuvre conjointement par les deux sociétés, vise à réduire la dépendance vis-à-vis des importations.

Le projet visité porte sur une superficie de 10 hectares, avec comme objectif une “production minimale de 15 tonnes de semences de maïs certifiées, à raison de 1,5 tonne à l’hectare, comparé au rendement national de semences, qui est d’une tonne à l’hectare”.

Dans le cadre de cette initiative, les Industries chimiques du Sénégal, à travers le programme des ICS pour le soutien à l’agriculture (PICSA), fournissent à des producteurs des intrants et un encadrement technique, pour les aider à contribuer à la souveraineté alimentaire.

Cette visite conjointe des parcelles de production de semences certifiées de maïs à Pout était élargie au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Souveraineté alimentaire, aux services techniques déconcentrés, à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), aux autorités administratives et aux acteurs territoriaux.

Pout : les ICS et une société agro-industrielle locale exploitent 10 hectares de semences de maïs certifiées

“Nous sommes [sur les] parcelles d’expérimentation de production de semences de maïs en saison sèche. Nous sommes au bloc 3. La superficie globale, c’est 6 hectares, la variété qui est cultivée ici est  adaptée à tous les types de sol du Sénégal”, a expliqué Mamadou Seck, chef d’exploitation de Minam Export, une société spécialisée dans la production, le conditionnement et l’exportation de fruits et légumes, mais aussi dans la production semencière, notamment de maïs.

“Ce programme est assez ambitieux, et si la collaboration avec les ICS continue sur cette lancée, nous pouvons couvrir une vaste superficie sur l’ensemble du territoire du Sénégal”, a relevé M. Seck.

Il a noté que le “bon comportement” des plantes observé sur le bloc 3 a été obtenu grâce à un calendrier cultural établi avec l’équipe technique des ICS,  qui a surtout recommandé des techniques “suivies strictement” tout au long des opérations, du démarrage, avec la préparation du sol, jusqu’aux traitements phytosanitaires, en passant par les semis, l’irrigation, l’entretien des parcelles et le suivi technique. “C’est ça qui nous a valu ce résultat aujourd’hui”, a-t-il insisté.

“Les rendements obtenus dans les différentes parcelles varient entre 3 et 2 tonnes à l’hectare”, a affirmé M. Seck, ajoutant qu’après tri et sélection, ils peuvent se retrouver avec “des rendements d’une tonne à 1,5 tonne par hectare”.

“Le savoir-faire de Minam Export a permis aujourd’hui la réussite de cette phase pilote, qui vise à contribuer à l’effort du gouvernement du Sénégal, notamment les nouvelles autorités qui ont comme ambition de rendre au Sénégal sa souveraineté alimentaire”, a fait savoir le directeur général des ICS,  Mama Sougoufara.

Il s’est dit favorable à l'”effort soutenu et continu d’une coalition de champions”.

Pout : les ICS et une société agro-industrielle locale exploitent 10 hectares de semences de maïs certifiées

M. Sougoufara a relevé que sur la base des performances de Minam Export, un “champion privé sénégalais de premier ordre, les ICS doivent cheminer et montrer le chemin par rapport à des développements futurs pour le PICSA”.

Ce faisant, les ICS sont “revenus à leur mission originelle, qui est d’être un catalyseur de l’agriculture sénégalaise et ouest-africaine”, a-t-il indiqué.

“Notre vocation principale, c’est de servir l’agriculture et les agriculteurs, à travers la production d’engrais que tout le monde connaît”, a-t-il insisté.

En 2025, la phase pilote du PICSA a permis d’accompagner “plus de 60 producteurs, répartis dans cinq zones agro-écologiques du Sénégal, sur une superficie cumulée d’environ 40 hectares emblavés”, selon les ICS.

“Les résultats observés ont confirmé la pertinence du modèle, avec des rendements pouvant atteindre jusqu’à deux fois les références nationales et locales”, poursuit l’entreprise.

Plus de 80 % des producteurs bénéficiaires ont affiché des rendements supérieurs aux moyennes nationales concernant leurs cultures.

BT/ADI/HK/BK