SENEGAL-MALI-ECONOMIE
Kédougou, 13 août (APS) – La longue file de camions transporteurs au poste de frontalier de Moussala, dans la région de Kédougou (sud-est), ralentit l’acheminement des marchandises sur le corridor Dakar-Bamako, a indiqué Daouda Siguy Sarr, directeur de la promotion et de l’assistance du Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC).
‘’Nous avons constaté une file d’attente des camions transporteurs s’étendant sur 15 km ainsi qu’une augmentation significative des délais de passage au niveau du poste frontalier de Moussala à Kédougou”, a-t-il relevé, soulignant que cette situation affecte l’acheminement des marchandises sur le corridor Dakar-Bamako.
Il s’exprimait mercredi au poste frontalier de Moussala, en présence de Seydou Diallo, représentant du Conseil malien des chargeurs au Sénégal, lors d’une mission conjointe d’évaluation visant à identifier les contraintes qui ralentissent l’acheminement des marchandises sur le corridor Dakar–Bamako,
La délégation du COSEC) s’est rendue au poste frontalier de Moussala Mining, pour recueillir les préoccupations et propositions des transporteurs, chauffeurs, chargeurs et autres acteurs, après une rencontre avec la gouverneure de la région de Kédougou, Mariama Traoré.
Daouda Siguy Sarr a expliqué que cette mission veut contribuer au renforcement de la fluidité, à la compétitivité et à la résilience du corridor Dakar-Bamako, à travers une évaluation concertée des contraintes opérationnelles, institutionnelles et logistiques qui affectent le transport des marchandises.
‘’Nous avons bien analysé la situation des transporteurs et conducteurs sénégalais au poste frontalier de Moussala. Ils sont confrontés à des difficultés d’exploitation sur le corridor Dakar–Bamako’’, a-t-il indiqué.
Il a évoqué les difficultés spécifiques liées à ce corridor secondaire, en citant l’absence de parking, l’absence d’une piste bitumée de 10 kilomètres, ainsi que le problème de sécurité routière et d’hygiène.
‘’Les camions gros porteurs stationnent à la frontière le long de la route et dans la brousse de Moussala. Du côté du Mali, les [autorités] ont du mal à absorber le trafic’’, a-t-il déclaré.

Il a salué toutefois les dispositions prises par les services compétents pour faciliter la circulation des marchandises.
‘’Nous allons identifier les mesures immédiates et structurelles susceptibles d’améliorer la fluidité du corridor et préparer les éléments techniques nécessaires à l’organisation d’une mission de concertation à Bamako’’, a-t-il annoncé.
De son côté, Seydou Diallo, représentant du conseil malien des chargeurs au Sénégal, a déploré l’immobilisation des camions transporteurs de marchandises au niveau des frontières de Moussala-Mahamine.

‘’Nous cherchons aujourd’hui à ce que les camions puissent quitter facilement et arriver sans [encombre] au Mali. Nous ne souhaitons pas l’immobilisation ni le retard dans l’acheminement des marchandises sur le corridor Dakar-Bamako’’, a-t-il dit.
Il a invité les autorités compétentes du Sénégal à agir rapidement pour améliorer la fluidité des opérations et assurer un approvisionnement correct du Mali.
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