SENEGAL-SANTE-INVESTISSEMENTS
Dakar, 10 sept (APS) – Le Sénégal prévoit de consacrer plus de 700 milliards de francs CFA au renforcement de l’offre de soins en s’appuyant sur la Carte sanitaire 2026-2030, appelée à servir de cadre de référence aux investissements stratégiques dans le secteur de la santé, a indiqué jeudi le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
“Il est prévu un investissement de 720 milliards pour la nouvelle carte sanitaire. Ces investissements doivent notamment permettre d’achever plusieurs grands chantiers hospitaliers, dont l’hôpital Aristide Le Dantec, le Centre national d’oncologie et l’hôpital de Ourossogui”, a indiqué la directrice de cabinet du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ndèye Magatte Ndiaye.
Prenant part à la cérémonie de présentation de la nouvelle carte sanitaire 2026-2030, le docteur Ndiaye indique que ces investissements comprennent également la transformation d’une soixantaine de postes de santé en centres de santé, la construction de 35 centres de santé inscrits au budget de l’Etat ainsi que le recrutement en cours de 2.500 agents de santé.
“La Carte sanitaire 2026 constitue désormais le cadre de référence pour tous nos investissements stratégiques en matière d’offre de soins”, a-t-elle relevé.

Le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Sénégal, docteur N’da Konan Michel Yao, a, pour sa part, évoqué un investissement de 720 milliards de francs CFA destiné à soutenir l’offre de soins.
La Carte sanitaire constitue “un instrument stratégique et d’aide à la prise de décision”, dont l’objectif est de contribuer à une meilleure répartition de l’offre de soins, à la réduction des inégalités et à l’accélération de la marche du Sénégal vers la couverture sanitaire universelle.
La digitalisation du système doit notamment s’appuyer sur le déploiement du Dossier patient informatisé (DPI), présenté comme un moyen d’améliorer la continuité des soins, la qualité des prises en charge et le pilotage du système.
La lutte contre les déserts médicaux constitue également une priorité, avec le recours à la télémédecine et à l’itinérance médicale, le renforcement des capacités des postes de santé, notamment en matière de dépistage et d’échographie, ainsi que la mise en place de centres de santé de niveau 3 dans chaque département.
Ces structures doivent permettre de rapprocher les soins hospitaliers spécialisés des populations et de réduire les évacuations vers Dakar et l’étranger.
La nouvelle Carte sanitaire prévoit aussi la création de pôles d’activités et de réseaux hospitaliers destinés à optimiser l’utilisation des ressources partagées.

La représentante du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Ndèye Sine Diop, a fait état d’un besoin de 1.270 médecins à recruter d’ici 2030, soit environ 250 médecins par an.
A partir de 2027, les cursus de formation médicale et paramédicale devront être directement alignés sur les profils de besoins sanitaires identifiés dans la Carte sanitaire, a-t-elle annoncé.
Le MESRI prévoit, avant la fin de cette année, une révision de la répartition des centres de formation en spécialités médicales, des politiques d’admission et de la disponibilité territoriale, ainsi que la mise en place d’une convention entre les directions et les établissements pour accompagner la mise en œuvre de la Carte sanitaire.
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