Plaidoyer pour le renforcement de la qualité des apprentissages du non formel et des alternatives éducatives
Plaidoyer pour le renforcement de la qualité des apprentissages du non formel et des alternatives éducatives

SENEGAL-EDUCATION

Mbour, 16 sept (APS) -La Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) et des acteurs du secteur éducatif ont plaidé, mercredi à Saly (Mbour), pour une meilleure structuration et une professionnalisation du statut des facilitateurs intervenant dans le secteur non formel.

Cet appel a été lancé en marge d’un atelier international de mutualisation organisé du 16 au 18 septembre par la CONFEMEN, avec la participation notamment du directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales du Sénégal, Aliou Fall, du conseiller technique du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle de Djibouti, Abdi Dirir Guirreh, et du secrétaire général de la CONFEMEN, Abdel Rahmane Baba-Moussa.

Pour Aliou Fall, cette rencontre doit notamment permettre aux différents acteurs d’harmoniser leurs interventions dans le domaine des alternatives éducatives.

“Cet atelier nous permettra d’harmoniser nos interventions pour ce qui concerne les alternatives éducatives. Nous intervenons tous vers les mêmes cibles, mais chacun à sa manière”, a-t-il déclaré.

Il a souligné que l’amélioration de la qualité des apprentissages dans le non-formel passe également par une revalorisation des acteurs de terrain.

Il a rappelé que l’État du Sénégal a initié la validation des acquis de l’expérience, afin de permettre aux facilitateurs de se professionnaliser et d’obtenir des équivalences diplômantes.

Plaidoyer pour le renforcement de la qualité des apprentissages du non formel et des alternatives éducatives

À Djibouti, l’éducation alternative est également présentée comme un moyen d’offrir des perspectives d’insertion aux enfants vulnérables, notamment ceux issus de la rue ou de zones enclavées, selon Abdi Dirir Guirreh.

“L’objectif est de passer par des passerelles qui permettront à ces jeunes de réintégrer le système formel ou de rejoindre des formations professionnelles pour disposer d’une insertion sur le marché du travail”, a-t-il.

Abdi Dirir Guirreh a expliqué l’expérience des ”écoles de la deuxième chance” déployées dans son pays.

Plaidoyer pour le renforcement de la qualité des apprentissages du non formel et des alternatives éducatives

Le secrétaire général de la CONFEMEN, Abdel Rahmane Baba-Moussa, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de mettre fin à la précarité et au bénévolat dans lesquels évoluent encore de nombreux intervenants du non-formel.

”La professionnalisation du secteur doit s’appuyer sur trois axes”, a-t-il dit, citant l’élaboration d’un référentiel de compétences clés pour les enseignants du non-formel, la mise en place de modules de formation régionaux combinant théorie et pratique et l’octroi d’un statut professionnel définissant les modalités de recrutement, de rémunération et d’évolution de carrière.

Abdel Rahmane Baba-Moussa a rappelé que ”30 à 40 % des élèves quittent le système scolaire après le CM2 dans la plupart des pays membres de la CONFEMEN”, renforçant ainsi la nécessité de développer des alternatives éducatives capables de favoriser la poursuite des apprentissages et l’insertion professionnelle.

DS/HB/OID/MTN