SENEGAL-MINES-LEGISLATION
Darou Khoudoss, 23 sept (APS) – Mawo Diop, secrétaire municipal de la commune de Darou Khoudoss, dans le département de Tivaouane (ouest), préconise l’application effective des dispositions du Code minier relatives aux fonds destinés aux collectivités territoriales.
Cela permettrait aux populations de cette collectivité abritant deux des plus importantes sociétés extractives du pays, de bénéficier davantage des retombées de l’exploitation minière.
Il avait pris part à une rencontre nationale de partage sur les pôles territoriaux, lundi, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio.
S’entretenant avec l’APS, M. Diop a dénoncé un “paradoxe criant”, lié à la situation de Darou Khoudoss, une commune qui abrite deux des plus grandes entreprises extractives du pays, à savoir les Industries chimiques du Sénégal (ICS) et Grande Côte opérations (GCO), mais ne parvient pas à mobiliser les ressources financières nécessaires à son fonctionnement et à ses investissements.
“Sur un budget initial de 800 millions [de FCFA], nous n’avons pu recouvrer qu’environ 500 millions”, a souligné Mawo Diop.
“Pourtant, selon la clé de répartition fixée par l’État, notre commune devrait bénéficier de 966 millions” de FCFA, a indiqué le secrétaire municipal de la commune de Darou Khoudoss.
Il dit voir dans ce déficit un handicap majeur pour les finances locales, une situation qu’il impute à la “centralisation des relations entre l’État et les sociétés minières”.
Cette option prive la commune de recettes fiscales, telles que les droits de stationnement, les taxes foncières et l’impôt sur le patrimoine bâti, a-t-il relevé.
Par conséquent, les autorités municipales militent pour une application stricte des articles 112 à 115 du Code minier, relatifs aux fonds d’appui et de péréquation.
“Il est temps que les retombées de l’exploitation minière profitent réellement aux habitants”, a martelé le responsable municipal.
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