SENEGAL-ENVIRONNEMENT-LEGISLATION
Saly-Portudal (Mbour), 22 juin (APS) – Le directeur exécutif de l’Autorité nationale de biosécurité (ANB), le professeur Aliou Ndiaye, a plaidé, lundi, pour la signature des décrets d’application de la loi 2022-20 du 14 juin 2022 relative à la biosécurité et dont le cadre inclut les Organismes génétiquement modifiés (OGM).
Il intervenait à l’occasion d’un atelier d’information et de sensibilisation sur les biotechnologies modernes et le cadre juridique et institutionnel de la biosécurité au Sénégal, une rencontre le même jour à Mbour à l’intention des journalistes.
”On est en train de tout faire pour que les décrets d’application soient signés. La loi a été votée en 2009, avant d’être révisée en 2022. Mais, jusqu’à présent, les décrets d’application n’ont pas encore été signés”, a-t-il dit.
”Si on les avait signés, avec toutes les compétences que nous avons pour utiliser les biotechnologies modernes dans l’amélioration de nos variétés végétales et de nos races animales, elles pourront faire des recherches dans nos laboratoires”, a indiqué le directeur exécutif de l’Autorité nationale de biosécurité, organisme dépendant du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.
Selon le professeur Aliou Ndiaye, la non-signature des décrets d’application de la loi relative aux biotechnologies modernes empêche l’Autorité nationale de biosécurité d’exercer pleinement ses missions de régulation, d’évaluation et de contrôle sur le terrain.
”Actuellement, ces compétences dont nous disposons ne peuvent faire des travaux de recherche, parce que, pour le faire, il faut que le décret d’application puisse être signé et qu’on puisse donner l’autorisation de faire des recherches dans les laboratoires”, a-t-il indiqué.
De même, quelqu’un qui veut s’adonner à la culture des OGM ne peut le faire ”en l’état actuel de la loi sans la signature de ce décret d’application”, a insisté le professeur Ndiaye.

Or, a-t-il fait valoir, les biotechnologies ”sont là pour contribuer à améliorer et apporter des réponses solides aux problèmes de l’humanité”.
”Très souvent, il peut y avoir certains scientifiques ou même certaines personnes qui vont vous dire que les biotechnologies sont là pour régler tout et en un temps record. Ce qui n’est pas vrai. La biotechnologie est là pour contribuer à ce qui se faisait et ce qui se fait maintenant, peut-être améliorer et avoir des réponses solides à nos problèmes”, a-t-il précisé.
Cette rencontre d’information et de sensibilisation fait suite à une série d’activités avec d’autres concernés par ces thématiques dans le bassin de l’Anambé, à Ziguinchor et à Kaolack, des membres d’organisations paysannes œuvrant dans le domaine de l’agriculture, a-t-il souligné.
Il a fait observer que les journalistes sont des relais permettant de ”toucher un large spectre d’acteurs que nous ne pouvons pas atteindre. D’où l’importance cet atelier de sensibilisation sur tout ce qui est produit issu des biotechnologies modernes, en particulier les Organismes génétiquement modifiés (OGM)”.

A l’en croire, ”très souvent”, dans les journaux, les radios et partout ailleurs, certains parlent des biotechnologies modernes et des OMG sans arriver à fournir la vraie information.
La loi n° 2022-20 a remplacé celle initiale de 2009 pour mieux intégrer les directives internationales du Protocole de Cartagena. Elle encadre la recherche, l’importation et la commercialisation des biotechnologies.
ADE/BK
