Phosphate, engrais, fer de la Falémé : de “très fortes” annonces attendues (ministre)
Phosphate, engrais, fer de la Falémé : de “très fortes” annonces attendues (ministre)

SENEGAL-ECONOMIE-PERSPECTIVES

Mbour, 24 sept (APS) – Le ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck, compte faire ”très prochainement” des annonces ”extrêmement fortes” relativement à la transformation du phosphate en engrais et au début de l’extraction du fer de la Falémé, dans la région de Kédougou (sud-est).

“Très prochainement, nous ferons des annonces extrêmement fortes sur l’exploitation du phosphate, la transformation du phosphate en engrais, mais également le début de l’exploitation du fer de la Falémé […]”, a-t-il déclaré jeudi à Saly (Mbour), lors d’un atelier de partage du projet de loi portant Code minier.

Il a fait observer que le projet d’exploitation du fer de la Falémé se trouve certes au centre des débats “depuis des années”, mais “pour le moment, rien ne s’est encore concrétisé” à ce sujet.

Les annonces que le ministre de tutelle comptent faire s’inscrivent dans la volonté des autorités de favoriser une meilleure valorisation des ressources minières nationales, au-delà de leur simple extraction et exportation, a expliqué le ministre.

“Ce que nous voulons, c’est valoriser davantage nos ressources minières. Nous voulons qu’il y ait une meilleure transformation de nos ressources”, a expliqué Cheikhou Oumar Seck.

Phosphate, engrais, fer de la Falémé : de "très fortes" annonces attendues (ministre)

Il a présenté la transformation des ressources minières comme l’un des principaux défis du secteur, avec notamment la nécessité de développer des infrastructures adaptées et de disposer d’une énergie compétitive.

Il a rappelé que le Sénégal dispose notamment d’un potentiel important en matière de minéraux critiques, ajoutant que le pays ne devrait pas manquer les opportunités liées à la transition écologique et à l’industrialisation.

Concernant le financement, Cheikhou Oumar Seck a relevé que les projets miniers nécessitent des capitaux importants, appelant que le secteur bancaire à davantage s’intéresser à cette activité.

Il a également cité la question énergétique parmi les contraintes à lever, estimant que le coût de l’énergie affecte la compétitivité de l’industrie, notamment dans la transformation des ressources minières.

Le projet “gas-to-industry” devrait, selon lui, contribuer à fournir une énergie plus compétitive aux acteurs industriels et favoriser ainsi la transformation et l’exportation des productions sénégalaises.

DS/ASB/BK