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Dakar, 24 mars (APS) -La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH), en partenariat avec ONU Femmes, a procédé mardi au lancement d’une clinique publique dont l’objectif est de recevoir les plaintes et orientations juridiques pour un meilleur respect des droits des femmes et des filles, a constaté l’APS.
‘’C’est important d’écouter les femmes et les filles parce que cela nous permet d’avoir une idée précise sur leur situation’’, a estimé la présidente de la CNDH, Amsatou Sow Sidibé.
Elle s’exprimait en marge d’une journée nationale consacrée aux femmes et aux filles et axée sur le thème ‘’ ’Droits et Justice en action pour les femmes et les filles’’.
Cette thématique choisie entre dans le cadre de la réflexion actuelle concernant la protection des droits des femmes et leur accès à la justice.
‘’il y a une relation très étroite entre protection des droits humains et accès à la justice. Or, on sait que l’accès à la justice n’est pas facile. Les organes de justice sont assez éloignés des justiciables’’, a fait remarquer Amsatou Sow Sidibé.
Pour justifier la pertinence de la création de cette clinique juridique, la présidente de la CNDH met en avant le ‘’difficile accès’’ aux organes de la justice.
‘’Il faut marcher des kilomètres parfois pour accéder aux organes de justice. En plus la justice coûte cher. Ce n’est pas évident’’, a-t-elle dit.
La Commission nationale des droits humains promet de faire plusieurs recommandations à l’État du Sénégal en vue de disposer des moyens nécessaires en terme de financement, de soutien et d’assistance aux femmes victimes de violences.

CMS/MTN

