Ousmane Sonko : “L’Assemblée nationale va continuer à exercer ses prérogatives”
Ousmane Sonko : “L’Assemblée nationale va continuer à exercer ses prérogatives”

SENEGAL-POLITIQUE-ASSURANCES

Dakar, 1er sept (APS) – L’Assemblée nationale va continuer à exercer pleinement  ses prérogatives pour un “fonctionnement normal des institutions”, a déclaré son président, Ousmane Sonko, à l’ouverture, mardi, de la deuxième session extraordinaire de l’institution parlementaire.

Il a rejeté, au cours de son intervention, toute idée de crise ou de tensions institutionnelles relatives aux procédures encadrant la tenue de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre.

“Il n’y a pas de tiraillements, il n’y a pas de tensions. Il y a le fonctionnement normal des institutions”, a déclaré M. Sonko, en présence notamment du ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Bakary Sarr, porte-parole du gouvernement.

La séance, convoquée par décret présidentiel, a débuté par la vérification du quorum nécessaire à la tenue de cette session.

Le président de l’institution parlementaire a annoncé la présence de 106 députés, estimant que le quorum était “largement atteint” et que l’Assemblée nationale était, par conséquent, réunie dans les conditions requises pour délibérer valablement.

Il a ensuite déclaré officiellement ouverte la deuxième session extraordinaire de l’année 2026, convoquée par le décret n°2026-1530 du 24 août 2026, avec comme ordre du jour unique la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Dans son intervention, Ousmane Sonko est revenu sur la procédure devant encadrer la tenue de la Déclaration de politique générale, soulignant que l’Assemblée nationale n’avait pas reçu, selon son interprétation des textes, de notification précisant la date exacte de la DPG.

Il a indiqué que, dans ces conditions, l’institution parlementaire devait s’appuyer sur les dispositions de son Règlement intérieur, notamment celles relatives à la Conférence des présidents.

Cette instance est notamment chargée d’organiser les travaux de l’Assemblée nationale, de fixer le calendrier des séances en commission et en plénière et de déterminer les modalités d’organisation des débats.

“Les textes sont très clairs, ils seront appliqués autant qu’il le faudra”, a affirmé le président de l’Assemblée nationale.

Ousmane Sonko a rejeté les interprétations faisant état d’une crise entre les institutions, estimant que les divergences éventuelles devaient être examinées à l’aune des textes en vigueur et dans le respect des compétences de chaque institution.

“L’Assemblée nationale, tant que nous serons là, exercera la plénitude de ses prérogatives, en respectant les prérogatives de toute autre institution”, a-t-il déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué l’exemple de la France, rappelant les différentes périodes de cohabitation par lesquelles le pays est passé.

Il a soutenu que sur cette base, les débats politiques et les rapports de force institutionnels ne conduisent pas nécessairement à une crise.

Il a ainsi appelé à ne pas “installer une crise qui n’existe pas”, assurant que les mécanismes prévus par les textes permettent de garantir le fonctionnement régulier des institutions.

Après l’ouverture officielle de la session extraordinaire et l’épuisement de l’ordre du jour de la séance, le président de l’Assemblée nationale a proposé la levée de celle-ci et invité les membres de la Conférence des présidents à se réunir pour organiser la suite des travaux parlementaires.

AN/BK