SENEGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 1er sept (APS) – Les quotidiens parvenus mardi à l’APS traitent de divers sujets se rapportant notamment à la régulation du marché de l’oignon et à l’actualité politique.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie a officiellement levé, lundi 31 août, le gel des importations d’oignon, au terme d’une campagne de commercialisation d’un “peu plus de sept mois”, rapporte Sud Quotidien.
Le journal ajoute que cette décision ne signifie pas “pour autant un retour au jeu libre des importations”, précisant que des autorisations seront délivrées sous quota et pourront être accordées jusqu’au 31 décembre 2026.
Le quotidien assimile cette décision à une “parade”, soulignant que la levée du gel des importations d’oignon “intervient alors que les prix flambent sur les marché, malgré une production nationale annoncée à plus de 450.000 tonnes en 2026”.
Le Soleil considère que la fin du gel des importations d’oignon “se justifie par un souci d’approvisionnement régulier et adéquat du marché intérieur”, en vue d’éviter d’éventuelles “tensions d’approvisionnement”.
L’As, pour le compte de l’actualité politique, s’intéresse à la session extraordinaire que l’Assemblée nationale va tenir ce mardi. Les députés sont attendus à 10 heures pour l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’institution parlementaire, dont l’ordre du jour porte sur la Déclaration de politique générale du Premier ministre.
A la suite de cela, la conférence des présidents va fixer la date du “grand oral” du chef du gouvernement, précise L’As, faisant remarquer que la convocation de cette session extraordinaire “intervient dans un climat politique particulièrement chargé”.
“La majorité parlementaire, acquise à Pastef, constitue une force politique redoutable. Son utilisation dans le rapport avec le chef de l’Etat pose inévitablement une question essentielle : jusqu’où peut aller une majorité parlementaire lorsqu’elle entend penser sur les choix du président de la République ?”, se demande le même quotidien.
Walfquotidien, pour sa part, constate que la “rupture systémique” promise par les tenants actuels du pouvoir “n’a pas tenu ses promesses”. “Ça tourne en rond”, affiche ce quotidien, selon lequel “les populations assistent à un spectacle qui n’a rien à envier aux pratiques peu orthodoxes des régimes précédents”.
“Entre quolibets, invectives, accusations et contre-accusations, le régime Pastef-Kiiraay compose le grand recommencement”, estime Walfquotidien, pendant que l’ancien premier ministre Amadou Ba est engagé dans un “sursaut politique”, selon L’Observateur.
“Après une longue éclipse, Amadou Ba réapparait progressivement sur l’échiquier politique. Derrière ses déplacements, ses rencontres et la réactivation de ses réseaux, se dessine une stratégie de reconquête, avec les prochaines échéances électorales et la recomposition de l’opposition en ligne de mire”, analyse L’Observateur.
Le Soleil, un peu loin de ces sujets, s’intéresse à la question de l’endettement et de la prime de risque des pays africains, suite à la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par l’agence Moody’s.
Cette décision de Moody’s “ravive la controverse sur les méthodes des agences de notation et sur la manière dont le risque africain est évalué. Des experts s’interrogent sur le coût de ces appréciations, qui peuvent peser lourdement sur les conditions d’accès des Etats africains aux financements”, note Le Soleil.
BK
