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Thiès, 3 juin (APS) – Le nouveau ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Souveraineté alimentaire, chargé de l’Elevage, Ousmane Diagne, est un greffier de formation, en service à la Cour d’appel de Thiès, avec une expérience professionnelle d’une vingtaine d’années.
Natif du populeux quartier de Hersent, dans la commune de Thiès est, dont il est l’actuel maire, M. Diagne est connu sous diverses casquettes, en raison de son engagement multiforme dans les milieux sportif, politique et syndical.
Après l’Ecole coranique, l’école primaire Kaba Sall où il obtient son Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) en 1993, le CEM Diamaguène et le lycée Malick Sy, il s’inscrit les cours de la faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) avant d’entrer au Centre de formation judiciaire (CFJ).
Ce cursus académique s’est accompagné de responsabilités occupées à plusieurs niveaux. Il a été notamment président du foyer du CEM Diamaguène en 97 et de celui du lycée Malick Sy en 1999.
Son mandat dans ce dernier établissement a notamment été marqué par le combat qu’il a engagé pour la construction d’un second lycée à Thiès, en l’occurrence le lycée Amary Ndack Seck.
Son baccalauréat en poche en 2000, il est orienté à la faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dont il devient en 2004 le secrétaire général de l’amicale des étudiants.
Il les représente au conseil de l’université et au conseil d’administration du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).
Après sa formation au CFJ où il entre par concours, Ousmane Diagne occupe son premier poste en tant que greffier au tribunal de Ziguinchor, aux côtés du juge Oumar Maham Diallo, après y avoir effectué son stage.
En 2009, il est affecté à Thiès où il intègre le cabinet du président du Tribunal du travail, avant d’être promu promu chef du greffe du Tribunal de Tivaouane en 2020.
Deux ans plus tard, au milieu d’une forte tension politique, il est “rétrogradé” en 2022 et ramené à la Cour d’appel de Thiès. Il cumule ce poste avec ses fonctions de maire après avoir été élu à l’issue des locales tenues la même année.
Sport, syndicalisme et politique
Parallèlement à ce parcours, académique et professionnel, Ousmane Diagne est très connu du milieu associatif thiéssois, lui qui se définit comme “un amoureux du football”.
”Beaucoup de gens me connaissaient plus comme président de l’ASC Defar Hersent, dans le mouvement ‘navétane’ (championnat populaire), l’une des plus grandes ASC, qui a gagné tous les trophées au niveau national”, a-t-il dit.
Il a dirigé cette ASC pendant 15 ans et a aussi été membre de la commission de discipline de la ligue de football professionnel, dont il a dû démissionner, une fois élu maire.
Ousmane Diagne, c’est aussi le syndicaliste. Il a été “le seul à avoir exercé deux mandats successifs” à la tête du Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST), entre 2009 et 2014.
Un passage qui a valu d'”énormes acquis syndicaux” à ses membres, après d’âpres batailles syndicales. Il a croisé le fer avec les ministres feu Moustapha Sourang, Amadou Lamine Sall, Cheikh Tidiane Sy, Aminata Touré et Sidiki Kaba, souvient-il.
Au plan de son engagement politique, il a été membre du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL), sous l’ombre du “grand frère” Idrissa Seck.
Il met en veilleuse son engagement politique, le temps d’aller prendre service à Ziguinchor, mais reprend le fil de son engagement dès qu’il foule à nouveau le sol de sa ville natale avec son affectation au tribunal d’instance de Thiès. Il met sur pied, avec un groupe dont El Hadj Alioune Diouf, Baye Serigne Samb et Lamine Ngom, le mouvement And Liggey Thiès (ALT), pour dit-il “changer les choses à Thiès”.
Il dit avoir décelé, alors, “une situation économique et politique difficile”, marquée par l'”hégémonie” du parti Rewmi de l’ancien maire de la ville et ancien Premier ministre Idrissa Seck.
Seul candidat contre le maire Talla Sylla à la ville et Pape Bassirou Diop à Thiès est aux locales de 2014, il décroche quelques postes conseillers dont un pour lui-même, en ville et à Thiès est.
Après ce mandat de conseiller de 2014 à 2022, il devient maire de Thiès est sous la bannière de Yewi Askan-wi.
Interrogé sur sa vision du secteur qu’il dirige désormais, il a déclaré : “D’aucuns voudraient limiter les compétences du ministre de l’Elevage à la gestion de la Tabaski, [mais] à mon humble avis et selon la vision 2050 du président de la République, on devrait dépasser cette vision restrictive”.
Pour des “solutions structurantes” dans le secteur de l’élevage
”Le ministère de l’Elevage, ce n’est pas seulement la gestion de la Tabaski”, insiste-t-il, annonçant qu’il compte, après sa prise de service, aller voir tous les acteurs du secteur aussi bien ceux de l’administration centrale que ceux sur le terrain.
Le nouveau ministre en charge de l’Elevage compte “recueillir les conseils des anciens qui ont géré ce ministère”, mais aussi aller à la rencontre des éleveurs, “pour en connaître davantage et trouver des solutions structurantes”.
Il entend, dit-il, transformer l’environnement d’élevage où il a baigné, à proximité de foirails parmi les plus importants du pays à Séwékhaye et Ngoundiane, ce qui représente à ses yeux un atout, de même que l’effervescence de l’élevage intensif dans la ville de Thiès en particulier.
”Nous voulons que cette mission soit pleinement remplie”, a-t-il ajouté, relevant que le Président Bassirou Diomaye Faye, “issu du monde rural”, “tient particulièrement à ce secteur de l’élevage et de l’agriculture”.
Se montrant très confiant, il estime que “c’est une mission difficile, mais pas impossible”.
AUT: ADI/OID/BK
