SENEGAL-SANTE
Dakar, 16 jan (APS)- Le président de l’Association des cliniques privées du Sénégal, le docteur Falilou Samb, a invité ses pairs à faire de l’innovation le levier principal de la coopération entre les pays du sud afin de faciliter la mobilité médicale.
”Face à de multiples défis de la mobilité médicale, l’innovation doit être notre levier principal. Elle doit être d’ordre organisationnel, technologique et une innovation des modèles de financement et dans les partenariats public-privé’’, a-t-il proposé.
Dr Samb prenait part au 8e congrès africain de la santé et tourisme médical africain qui se tient du 15 au 17 janvier au Centre international du commerce extérieur (Cices).
Le thème de ce 8e congrès est ‘’L’Afrique face aux enjeux de la mobilité médicale, défis d’innovation et de souveraineté sanitaire”.
Le président de l’Association des cliniques privées du Sénégal a relevé des défis d’ordre “structurel, financier, réglementaire et technologique”.
“Ils (ces défis) concernent également la formation continue de nos professionnels de santé, la rétention des talents, l’accès au financement ainsi que la nécessité d’une meilleure coordination entre le secteur public et le secteur privé”, a-t-il ajouté.
Dr Samb estime que ‘’l’Afrique ne peut pas être seulement consommatrice de solutions importées, mais productrice de réponses adaptées à ces réalités, à ces cultures et à ses communautés sanitaires’’.
‘’La souveraineté sanitaire […] signifie la capacité à décider, à anticiper et à répondre efficacement aux besoins de santé de nos populations. Elle implique de réduire notre dépendance extérieure, de renforcer nos infrastructures, de soutenir la recherche locale et de promouvoir les contrôles médicaux africains’’, a-t-il fait valoir.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Serigne Mbaye, a souligné que cette évacuation des malades souffrant de pathologies diverses et qui souvent ne peuvent pas être pris en charge dans nos pays respectifs constitue un “grand défi’’ à relever.
Il s’agit, dit-il, d’un défi pour les populations, mais aussi et surtout un défi pour les pouvoirs publics, interpellant les décideurs, le système de santé, tant au niveau national qu’au niveau continental.
Selon M. Mbaye, la santé ne doit plus être seulement perçue comme un ‘’secteur social de dépenses’’, mais plutôt comme un ‘’investissement essentiel’’ pour le développement socio-économique durable d’une nation.
Il rappelle que les évacuations sanitaires massives vers l’étranger continuent encore de constituer un “lourd fardeau” pour les finances publiques, mais également pour la charge des ménages.
Serigne Mbaye estime que ”cette situation doit nous interroger et interpeller la finalité et l’impact de nos politiques en matière de santé’’.
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