Médina Baye : l’effervescence du Mawlid monte dans la capitale de la Fayda
Médina Baye : l’effervescence du Mawlid monte dans la capitale de la Fayda

SENEGAL-RELIGION-REPORTAGE

Médina Baye (APS) – Entre prières et recueillement, le mausolée de Cheikh Ibrahima Niass (1900-1975) est le principal point de ralliement des pèlerins venus commémorer le Gamou à Médina Baye, cité religieuse de la région de Kaolack (centre).

En ce mardi, jour du Gamou, de longues files d’attente se sont formées devant le mausolée du saint homme, avec une dominance de fidèles étrangers, qui se distingue le plus par la ferveur dont ils font montre.

Ils font leur “ziar” (visite) à tour de rôle devant le mausolée de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass.

Dans la foule, l’on peut rencontrer par cette exemple cette délégation d’une quarantaine de personnes venues du Nigéria, dont les membres affichent tous leur fierté d’avoir effectué ce voyage à Kaolack.

“Nous portons Cheikh Ibrahima Niass dans notre cœur. Connaitre Baye Niass offre une paix intérieure au fidèle. Celui-ci n’est jamais dans l’embarras, ne serait-ce qu’un seul jour durant sa vie”, dit Ibrahima Adeyamin, un disciple de de nationalité nigériane.

“Je n’ai jamais vu Cheikh Ibrahima Niass, mais nous le sentons à travers ses écrits et l’étendue de son savoir”, poursuit Ibrahima Adeyamin sur un ton empreint d’émotion.

A quelques mètres du mausolée jouxtant avec la grande mosquée, “Négou Baay”, un lieu matérialisant la chambre de Baye Niass, est un passage obligé pour de nombreux fidèles. Le visiteur est frappé par la sobriété des lieux : un lit en bois, quelques exemplaires du Livre coranique, des nattes, de l’encens : c’est le décor qui meuble la chambre de Cheikh Ibrahima Niass.

En ces lieux et en d’autres, des fidèles étrangers et sénégalais se recueillent et se remémorent la vie et l’œuvre du fondateur de Médina Baye, dans une ambiance de forte dévotion.

Âgée d’une soixantaine d’années et originaire de Santhie Ngalgoné, un village de la région de Kaffrine, région limitrophe de Kaolack, Ndèye Diaw, trouvée assise devant la chambre de Baye Niass, évoque volontiers son attachement à Médina Baye.

“J’ai une histoire personnelle avec Baye Niass. Dans un rêve, j’ai visité cette chambre de Baye Niass. Le gardien des lieux m’a remis un exemplaire du Saint coran. Dieu merci, deux de mes enfants ont mémorisé le Coran”, raconte Ndèye Diaw.

“Mon rêve est devenu réalité après avoir visité ce lieu symbolique”, poursuit-elle.

Dans le périmètre de la grande mosquée et aux environs de l’esplanade devant abriter la nuit du Mawlid, le petit commerce des bonnets, chapelets, effigies et écrits de Cheikh Ibrahima Niass bat son plein.

Mais ce sont surtout les petits groupes qui improvisent de séances de zikr et de chants qui font monter l’effervescence et la ferveur religieuse à Médina Baye, point de ralliement de milliers de fidèles sénégalais et étrangers.

CTS/MTN/BK