SENEGAL-ENVIRONNEMENT-ASSAINISSEMENT
Matam, 18 juin (APS) – Les activités pré-hivernales ont démarré depuis une semaine dans la commune de Matam (nord), avec le curage des canaux d’eaux usées et pluviales, le drainage et le nettoyage dans des quartiers dits critiques et sensibles, sur un linéaire de 2 300 mètres, a-t-on appris le chef du service régional de l’Office nationale de l’assainissement (ONAS), Mor Diagne.
”Pour l’hivernage 2026, l’ONAS a débuté ses activités le 11 juin dernier. Depuis ce jour, nos éléments travaillent tous les jours, sauf le dimanche, pour contribuer à l’enlèvement des déchets qui se trouvent dans les canaux d’eaux pluviales. Ce travail consiste aussi à nettoyer les canaux et à en faire le drainage”, a dit M. Diagne dans un entretien avec l’APS.
Selon le chef du service régional de l’ONAS, deux types de canaux, à savoir ceux avec une largeur supérieure à 1,50 mètre et d’autres de moins d’un mètre.
Il a fait observer que ”toute la quantité d’eaux pluviales n’est pas curée, car l’ONAS n’a pas la possibilité de faire le curage de tous les canaux”. Et c’est pour cela, dit-il, qu’il a été retenu de curer les zones critiques et sensibles de la commune de Matam, ”afin d’optimiser l’écoulement des eaux pluviales durant la saison des pluies”.
En plus du curage des eaux pluviales, indique-t-il, il y a aussi celui du réseau des eaux usées.
”Le curage se fait en deux parties”, d’abord manuellement, ce qui nécessite “l’appui de quelques ouvriers moyennant une rémunération”, une phase dénommée hydrodynamique est utilisée dans un second temps, qui demande l’utilisation d’un camion hydro-cureur pour traiter les réseaux d’eaux usées et les stations de pompage, explique Mor Diagne.
Le chef du service régional de l’ONAS est revenu sur les points dits “critiques” et “sensibles”, qui se situent dans des quartiers de la commune, dont Soubalo, où il existe beaucoup de maisons en banco, ”ce qui ne fait pas bon ménage avec les eaux de pluie”.
Selon lui, si les eaux persistent et qu’il y a des stagnations, cela peut affecter la qualité des ouvrages et des constructions.
Réseau unitaire
Les autres points “critiques” se trouvent à Gourel Serigne et Gourel Défa dont certaines parties sont très proches du réseau d’eaux usées.
Dans ce cas, M. Diagne souligne que le service fait recours à un réseau unitaire, le réseau eaux usées se chargeant d’évacuer les deux types d’eaux.
”Les quantités que l’ONAS doit curer ne sont pas fameuses et n’aident pas à un bon curage du réseau. On a des canaux fermés d’une largeur de 1,5 mètre pour un linéaire de 2 kilomètres. Pour le curage unitaire, nous avons une distance de 300 mètres, une quantité très faible”, explique M. Diagne.
L’ONAS s’occupe aussi de l’entretien et de la maintenance des stations de pompage situées dans la commune de Matam, dont celle de Soubalo qui fera l’objet de curage.
Une manière, selon lui, d’optimiser son fonctionnement en cas de pluies, d’autant que le service régional dispose aussi de grilles avaloirs et de conduits se situant dans les zones les plus sensibles.
À côté du curage des eaux, des ouvriers recrutés par l’ONAS vont se charger, pendant l’hivernage, des travaux de décolmatage, de désensablement, d’entretien et d’exploitation des groupes électrogènes ou des motopompes.
Mor Diagne a fait noter qu’à Matam, le quartier Soubalo abrite une station de pompage des eaux pluviales, en plus d’une station SPE 1 à Gourel Défa, d’une station SPE 2 au quartier Alwar et d’une station d’épuration des eaux usées où sont récupérées toutes les eaux avant traitement par lagunage.
AT/HK/BK
