SENEGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 18 juin (APS) – L’incompétence du Conseil constitutionnel sur la réintégration de Ousmane Sonko comme député à l’Assemblée nationale et les échos du Conseil des ministres sont au menu des quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Réuni ce mercredi 17 juin, le Conseil constitutionnel, saisi par 18 députés de l’opposition et des non-inscrits, considère que le contrôle de la légalité d’un acte administratif ”ne relève pas de sa compétence”, ajoutant qu’il ”ne connait de ce contentieux que dans le cadre d’une élection nationale, lorsque l’acte participe directement à la régularité du processus électoral et est propre à ce scrutin”.
‘’Ousmane Sonko reste à la tête de l’Assemblée nationale’’, selon Le Soleil, soulignant que ‘’dans sa décision du mercredi 17 juin 2026, le Conseil constitutionnel s’est déclaré +incompétent pour connaître de la décision attaquée+’’.
‘’Cette décision fait suite à la saisine d’un groupe de 18 députés de l’opposition (mené par Tafsir Thioye) qui demandait l’annulation d’une décision du Bureau de l’Assemblée nationale (datée du 24 mai 2026) qui réintégrait Ousmane Sonko comme député, après qu’il ait quitté ses fonctions au Gouvernement’’, rappelle le journal.
Selon WalfQuotidien, ‘’les juges du Conseil constitutionnel se sont déclarés incompétents pour connaître du recours de l’opposition parlementaire contre la réintégration de Ousmane Sonko en tant que député. Ils estiment que c’est une question administrative interne à l’Assemblée nationale, hors de son champ de leur contrôle’’.
L’Info écrit que ‘’Ousmane Sonko reste président de l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour statuer sur sa réintégration au perchoir’’.
Ousmane Sonko ‘’reste sur son fauteuil’’, dit Libération, ajoutant que ‘’le Conseil constitutionnel réitère que le contrôle de la légalité d’un acte administratif ne relève pas de ses compétences’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’les 7 Sages déclinent leur compétence’’.
”Saisi par 18 députés de l’opposition et des non-inscrits qui contestaient la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale après son départ de la Primature, le Conseil constitutionnel a décliné sa compétence. Dans une décision rendue hier mercredi 17 juin 2026, la haute juridiction estime que le contrôle de la légalité d’un tel acte administratif ne relève pas de ses attributions. Une décision qui conforte la position du président de Pastef et semble lever l’un des principaux obstacles à son cumul des fonctions de chef de parti et de président de l’Assemblée nationale’’, écrit Sud.
Dans le journal, l’enseignant-chercheur en droit public à l’UCAD, Mamadou Aliou Diallo, estime que ”le débat juridique est définitivement clos” concernant la réintégration de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.
Selon L’Observateur, ‘’les Sages ferment la porte au recours contre le retour de Sonko à l’Assemblée nationale’’.
Le même journal signale qu’en Conseil des ministres, mercredi, le chef de l’Etat ”a réaffirmé la priorité accordée à la relance de l’économie nationales et au développement du secteur privé, considérés comme des leviers essentiels de croissance et d’emplois’’.
Le Soleil rapporte que ‘’le gouvernement dirigé par le Premier ministre Mouhamed Ah-madou Al Aminou Lo compte inscrire son action sur la mise en place de filets sociaux au profit des couches les plus vulnérables’’.
Dans cette optique, il a évoqué, en Conseil des ministres, ‘’plusieurs programmes de filets sociaux et instruments de ciblage des ménages vulnérables élaborés et mis en œuvre par le gouvernement, notamment le Registre national unique (RNU) avec une base unique de ciblage’’.
‘’’Le processus de mise à jour et d’extension du RNU à 1 million de ménages a été achevé au début de l’année 2026, avec 996 194 ménages considérés comme pauvres (57,6 % des ménages) ou vulnérables (42,4 % des ménages), contre 545 000’’ ménages auparavant, selon le communiqué du Conseil des ministres.
OID
