ABIDJAN-AFRIQUE-CULTURE
De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène
Abidjan (Côte d’Ivoire), 19 avr (APS) – Le directeur général du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan, Abdramane Kamaté, a affirmé, samedi, que la ville d’Abidjan s’impose désormais comme ”le hub incontournable des industries créatives en Afrique”, à l’occasion de la clôture de la 14e édition de cette manifestation culturelle majeure.
S’exprimant au Palais de la culture de Treichville, M. Kamaté a dressé un bilan ”éloquent” de cette édition, soulignant que l’édition 2026 a été marquée par ”une synergie exceptionnelle entre la créativité pure et les exigences du marché global”.
Sur le plan de la participation, il a indiqué que le Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan a réuni 712 professionnels et plus de 150 groupes artistiques, pour un total de 300 spectacles programmés dans 17 salles et espaces à travers la ville d’Abidjan. ”Nous avons accueilli plus de 500. 000 spectateurs, transformant notre capitale en une vitrine de la diversité et de la vitalité culturelle panafricaine”, a-t-il fait valoir.
Les rencontres professionnelles ont, quant à elles, mobilisé 2 528 participants sur cinq jours, témoignant de l’intérêt croissant pour les échanges et le renforcement des capacités dans le secteur.
Insistant sur la dimension économique du MASA, son directeur général a rappelé que ”le MASA est avant tout un marché”. À ce titre, 311 programmateurs issus de 72 pays ont effectué le déplacement, donnant lieu à plus de 1 063 rendez-vous d’affaires formels (B2B), en plus de près de 100 000 rencontres informelles entre artistes et acheteurs de spectacles.
Ces échanges ont débouché sur environ 800 promesses de contrats, favorisant des mises en relation directes entre créateurs africains et opérateurs culturels venus des cinq continents.
Pour M. Kamaté, ces résultats confirment ”la pertinence de l’investissement dans le secteur des arts de la scène”. ”La culture n’est pas un luxe, mais un secteur productif, pourvoyeur d’emplois pour notre jeunesse et vecteur de croissance pour nos économies”, a-t-il soutenu.
Selon lui, le Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan s’affirme désormais non seulement comme un festival et un marché, mais aussi comme ”un instrument des politiques publiques visant à structurer une véritable chaîne de valeur, de l’incubation à la professionnalisation des artistes”.
Il a, en outre, relevé que l’événement a contribué au rayonnement international de la Côte d’Ivoire, grâce à une couverture médiatique ”sans précédent”, permettant d’atteindre une audience globale et de renforcer le soft power du pays hôte.
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