Marie Angélique Mame Selbé Diouf promet une gestion axée sur l’impact des politiques sociales
Marie Angélique Mame Selbé Diouf promet une gestion axée sur l’impact des politiques sociales

SENEGAL-SOCIETE

Dakar, 8 juin (APS) –La nouvelle ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a affirmé lundi, sa volonté de faire de la politique sociale un levier du développement durable, de la prospérité et de la souveraineté nationale.

“Notre vision entend faire de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités une modalité d’impulsion pour le développement durable. Une politique sociale réussie est un outil de développement et de prospérité”, a déclaré Mme Diouf lors de la cérémonie de passation de service avec la ministre sortante, Maïmouna Dièye.

La nouvelle ministre a particulièrement insisté sur la place des femmes dans la stratégie de développement du pays, estimant que leur autonomisation constitue un investissement productif plutôt qu’une simple dépense sociale.

“Votre autonomie n’est pas une dépense sociale. Votre autonomie est un investissement pour l’avenir, la prospérité, la justice et l’équité”, a-t-elle lancé à l’endroit des femmes, les invitant à utiliser les subventions et les financements reçus pour renforcer leurs activités productives et contribuer davantage à la croissance économique.

Selon elle, les femmes représentent un facteur essentiel de création de richesse et donnent tout son sens au concept de dividende démographique. Elle a assuré vouloir travailler avec elles dans une démarche de co-construction afin de promouvoir une autonomisation durable et pérenne.

Marie Angélique Mame Selbé Diouf a également promis une ”gestion rigoureuse” des ressources publiques et une orientation des programmes de son département vers des résultats concrets au bénéfice des populations.

“Chaque programme de mon département, chaque projet, chaque ligne budgétaire, sera mobilisé dans un but d’avoir un réel impact dans la vie des citoyens”, a-t-elle affirmé, en mettant en avant son expérience parlementaire et sa connaissance des mécanismes de contrôle de l’action publique.

Elle a en outre annoncé son intention d’œuvrer, en collaboration avec les autres départements concernés, à un meilleur accès des femmes aux mécanismes de financement durable afin de renforcer leur contribution à la souveraineté alimentaire.

La ministre sortante, Maïmouna Dièye, a pour sa part évoqué plusieurs réformes engagées par son département et dont l’achèvement est attendu en 2026.

Elle a notamment cité la finalisation du projet de loi d’orientation relative à la protection sociale, aligné sur les objectifs de l’Agenda national de transformation et de la Vision Sénégal 2050, ainsi que celle de la loi d’orientation relative à l’autonomisation économique des femmes.

Mme Dièye a également mentionné la finalisation des textes d’application de la loi d’orientation sociale relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, l’adoption du projet de décret portant création de l’Office national de la mutualité sociale (ONAMS) et le renforcement du statut de pupille de la Nation.

Elle a aussi souligné la poursuite des réflexions sur la révision de certaines dispositions du Code de la famille avec l’ensemble des parties prenantes.

“Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités s’est évertué, malgré un contexte de difficultés aiguës, à consolider, à innover et à apporter des réponses concrètes à la lancinante question de la demande sociale”, a déclaré Mme Dièye, rappelant que la lutte contre la pauvreté et la réalisation d’un développement humain inclusif et durable s’inscrivent dans un processus de longue haleine.

BAB/ASB/MTN