Kaolack, 2 mars (APS) – Le sous-secteur du maraîchage s’est avéré ‘’très dynamique’’ dans la région de Kaolack pour la campagne agricole en cours, a affirmé vendredi le directeur régional du développement rural (DRDR), Samba Ndao Tall.

‘’Pour la campagne maraîchère, la région de Kaolack est très dynamique, avec plusieurs zones spécialisées dans les différents départements, plus particulièrement en légumes frais, et qui produisent pour l’approvisionnement de la région’’, a-t-il dit dans un entretien avec l’APS.

Les zones maraîchères de la région sont pour le département de Guinguinéo : Ngagnick, Fass Darou Mboss, Mbadakhoune.

Dans le département de Kaolack, cette forme d’agriculture est pratiquée à Ngane, Mbitéyène Abdou, Ndiédieng, Gandiaye et Thiomby.

A Nioro du Rip, Wack Ngouna, Paoskoto, Médina Sabakh et Taïba Niassène sont les localités productrices.

‘’Toutes ces zones s’activent dans la production maraîchère de légumes frais destinés aux marchés de la région de Kaolack. Cette campagne a démarré depuis le mois d’octobre 2023’’, a rappelé Samba Ndao Tall.

Selon lui, depuis un mois, c’est ‘’la phase de maturation et de récolte des principaux produits cultivés, notamment les légumes feuilles, l’oignon vert, le bissap’’. D’autres légumes tels que la tomate et la pomme de terre sont également cultivés, a-t-il indiqué.

Il déclare qu’il y a sur le marché, une offre ‘’assez acceptable’’ de légumes frais.

‘’Grâce à l’appui d’acteurs, comme le Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur (PROVALE-CV), il y a eu l’apparition de périmètres maraîchers individuels qui viennent renforcer la cartographie des sites de production dans la région de Kaolack’’, a-t-il relevé.

Faisant le bilan de la campagne agricole 2023-2024, il a affirmé qu’en termes de potentialités agricoles, les surfaces agricoles emblavées dans la région de Kaolack sont estimées à 400 000 hectares.

Il précise que les cultures céréalières occupent ‘’à peu près’’ 200 000 hectares et l’arachide près de 170 000 hectares.

C’est la preuve selon lui que ‘’Kaolack est une région qui a un fort potentiel de surfaces cultivées’’. ‘’En terme de croissance, c’est une région qui a pratiquement atteint ses limites en termes de superficies emblavées. Mais, les producteurs sont en train de travailler dans la productivité pour améliorer les rendements et, par conséquent, les productions’’, a-t-il assuré.

Si c’est ‘’la culturelle pluviale qui était de mise dans la région’’, force est de constater que ‘’depuis un certain temps’’, les producteurs ‘’s’investissent progressivement dans les cultures maraîchères’’.

‘’Certes [c’est] à petite échelle, mais, au moins, cela permet de renforcer les ambitions de bassin agricole de la région de Kaolack’’, assure Samba Ndao Tall.

ADE/ASG

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