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Dakar, 24 juin (APS) – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait état de 8 millions de bébés avec une malformation congénitale, exhortant les pays à élargir le dépistage néonatal la détection et le traitement précoces pour faire reculer le nombre de décès et éviter que des enfants soient handicapés à vie.
Dans un nouveau rapport publié mardi, l’institution onusienne souligne qu’environ 8 millions de bébés naissent chaque année dans le monde avec une malformation congénitale, des affections représentant désormais près de 8 % des décès chez les enfants de moins de cinq ans.
Selon l’OMS, près de 90 % des enfants atteints de malformations congénitales graves vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès au dépistage, au diagnostic et aux traitements demeure limité.
Le rapport met en avant l’efficacité du dépistage précoce pour identifier des pathologies telles que l’hypothyroïdie congénitale, la drépanocytose, les déficiences auditives ou encore certains troubles métaboliques, dont la prise en charge rapide permet d’éviter des complications graves.
Face à cette situation, l’OMS encourage les pays à élargir le dépistage néonatal, estimant que cette stratégie pourrait sauver des vies et prévenir des incapacités permanentes chez des millions d’enfants.
L’organisation relève d’importantes disparités entre les pays, soulignant que certains dépistent systématiquement les nouveau-nés pour plus de cinquante affections, quand d’autres ne disposent d’aucun programme de dépistage.
Aussi l’OMS recommande-t-elle à chaque État de mettre en place progressivement un dispositif adapté à ses priorités sanitaires et à ses capacités.
Le rapport souligne également une augmentation de la part des décès infantiles attribuables aux malformations congénitales dans plusieurs régions du monde.
Entre 2000 et 2023, cette proportion est passée de 1 % à 4 % en Afrique subsaharienne, et de 3 % à 11 % en Asie du Sud, une évolution qui reflète notamment les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies infectieuses, précise-t-il.
L’OMS cite plusieurs exemples de réussite, notamment en Inde, où plus de 28 millions d’enfants ont été dépistés en trois ans, permettant d’identifier environ 900 000 cas de malformations congénitales et d’orienter les enfants concernés vers des soins spécialisés et des services de réadaptation.
Parmi les autres initiatives mises en avant, figurent les programmes de dépistage à grande échelle déployés en Argentine, au Brésil, en Égypte, aux Philippines, au Sri Lanka et en Ouganda, où le dépistage de la drépanocytose permet une prise en charge précoce des nourrissons.
L’OMS appelle enfin les gouvernements à intégrer le dépistage, le diagnostic et le traitement des malformations congénitales dans les services de santé de routine et les stratégies de couverture sanitaire universelle, en privilégiant les affections pouvant être détectées et prises en charge efficacement dans chaque contexte national.
NSS/BK

