Lycée Malick SY, Ecole polytechnique, ENOA : Thiès, creuset de formation des élites
Lycée Malick SY, Ecole polytechnique, ENOA : Thiès, creuset de formation des élites

SENEGAL-INDEPENDANCE-EDUCATION

Dakar, 2 avr (APS) – Lycée Malick Sy, Ecole polytechnique, Classes préparatoires, ENSOA : la ville de Thiès est un véritable creuset du savoir et de formation des élites avec la présence de plusieurs établissements scolaires, universitaires et des écoles d’excellence dans le domaine militaire, de l’ingénierie et d’autres métiers à grands enjeux.

En traversant la ville de Thiès, le voyageur peut admirer le mur presque à l’infini du lycée El Hadji Malick Sy. Soixante et un ans après sa création, l’établissement qui a produit des cadres de l’administration publique et privée, garde sa réputation. Il est le reflet de ce creuset d’excellence.

Parmi ces écoles de formation les plus célèbres, il y a l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT), créée le 25 mai 1973, par le président Léopold Sédar Senghor. L’Ecole polytechnique de Montréal en accepte le parrainage au cours de son implantation progressive.

L’EPT a été érigée en établissement militaire d’enseignement supérieur à encadrement militaire et placée sous la double tutelle du ministère des Forces armées et du ministère de l’Education nationale. L’EPT change de statut en juillet 1992, pour devenir un établissement public rattaché à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Un nouveau changement de statut intervient en novembre 1994, dans le cadre de la réforme de l’enseignement supérieur, consacrant la fusion de l’EPT avec les divisions industrielles de l’ENSUT et de l’ENSETP.

Le 11 janvier 2007 coïncide avec l’ouverture officielle de l’Université de Thiès, née de la fusion de quatre écoles de formation d’ingénieurs, à savoir l’ESP centre de Thiès (ancienne Ecole Polytechnique de Thiès), l’ENSA, l’IST et l’ENCR de Bambey.

En juin 2009, à la faveur du décret 2009-586, l’EPT quitte l’université de Thiès pour redevenir un établissement autonome rattaché directement au ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation.

Classes préparatoires, ENOA…

La création des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), établissement inauguré en 2022 à Thiès, est motivée par l’Etat du Sénégal par un besoin de limiter la fuite des cerveaux.

Cette nouvelle école publique d’élite, créée sur le modèle des classes préparatoires françaises, donnera accès aux écoles d’ingénieurs sénégalaises ainsi qu’aux concours des grandes écoles en France ou ailleurs.

Il s’agit, selon l’ancien président Macky Sall, de “minorer la fuite des cerveaux après avoir tant dépensé en ressources financières et bourses d’excellence”.

Thiès s’impose donc comme un pôle universitaire et technique majeur au Sénégal, véritable creuset d’excellence dans la formation. Elle abrite des institutions comme l’Université Iba Der Thiam et l’ISEP-Thiès, spécialisées en ingénierie, sciences, aéronautique et métiers techniques.

Thiès, déjà initiée à l’aéronautique, pour avoir été l’une des plus anciennes bases aériennes en Afrique occidentale, abrite l’École de l’armée de l’air, formant des pilotes et techniciens civils et militaires, sans compter que des structures comme le Polylab de l’EPT soutiennent l’innovation (IoT, robotique, impression 3D).

Thiès, c’est aussi l’académie militaire symbolisée par l’Ecole nationale des officiers d’active (ENOA), créée par le décret numéro 81-689 du 08 août 1981 et dont la 45e promotion est sortie en décembre 2025.

L’ENOA constitue aussi une école internationale aussi pour les cohortes d’autres pays africains. Ce qui en fait un véritable pôle d’intégration africaine et de coopération militaire régionale.

Institut des jeunes aveugles ou la lumière retrouvée

De même Thiès accueille, depuis 44 ans, l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles du Sénégal (INEFJA). Cet établissement, dans sa mission de promouvoir l’inclusion sociale, a ouvert ses portes, le 11 février 1982. Il a su éduquer et former des hommes et des femmes en situation de handicap visuel.

C’est en 1972, renseigne-t-on, que des membres de l’Union nationale des aveugles du Sénégal (UNAS) ont pris part, à Madrid, au deuxième congrès quinquennal du Conseil international des éducateurs de personnes handicapées visuelles.

A cette occasion, une convention a été signée, visant à introduire le braille au Sénégal. L’INEFJA, créé dans ce cadre et placé sous la tutelle du ministère de l’Education nationale, est une école de référence en matière d’éducation inclusive.

CMS/HK/OID/BK