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Dakar, 10 sept (APS) – Les problème relatifs à l’état civil représentent 80% des contentieux portés devant le Tribunal d’instance de Louga (nord), a-t-on appris de son président, Boubacar Ndiaye Fall.
”Ces affaires occupent pratiquement 80 % du travail du tribunal d’instance”, a-t-il notamment dit à l’ouverture, jeudi, d’un atelier de formation de deux jours à l’intention des 17 maires du département de Louga et des officiers d’état civil.
Cette rencontre a pour but de renforcer leurs connaissances juridiques et d’améliorer la gestion des centres d’état civil, selon le président du tribunal d’instance de Louga.
“L’objectif de cet atelier de deux jours est de procéder à une vulgarisation des règles juridiques relatives à l’état civil et, ce faisant, d’améliorer la pratique dans les centres d’état civil”, a indiqué Boubacar Ndiaye Fall.
Soulignant la place centrale de l’état civil dans la vie des citoyens en termes de recueil de données, de conservation et d’établissement de la preuve de différents événements jalonnant la vie d’une personne, il a dit mesurer l’importance de cet atelier, à l’aune de la fréquence des contentieux relevant de ce domaine et soumis au Tribunal d’instance de Louga.
Il a fait observer que les affaires relatives à l’état civil constituent une très grande proportion du travail de la juridiction, notamment les procédures d’inscription, de rectification et d’annulation.
C’est ainsi qu’à travers cette formation, ”l’objectif est donc de réduire les erreurs et d’améliorer la qualité du travail effectué dans les centres d’état civil”.
“Les participants devront notamment renforcer leurs connaissances sur la manière de recueillir les déclarations, de conserver les documents et de délivrer les actes”, a-t-il dit.
Pour Abdou Khadre Lo, maire de Nguidile, cet atelier intervient à un moment où les communes sont confrontées à plusieurs difficultés héritées de la gestion antérieure des registres d’état civil, portant notamment sur les registres non signés par les déclarants, les enregistrements en double ou en triple, ainsi que les volets égarés ou détériorés.
Face à ces problèmes, plusieurs communes du département de Louga ont commencé dès 2022 à s’engager dans la digitalisation de leurs centres d’état civil, a-t-il fait savoir.
Pour le maire de Nguidile, les deux journées de formation constituent donc une opportunité de partage d’expérience, d’identification des problèmes rencontrés sur le terrain et de recherche collective des solutions adaptées.
Au terme de ces deux jours de formation, les organisateurs espèrent une meilleure maîtrise des règles juridiques par les officiers d’état civil et une amélioration concrète du fonctionnement des centres.
CMS/ABB/BK
