Louga, 1er fév (APS) – Les résultats de la diffusion des technologies de microdosage de l’engrais dans la région de Louga sont jugés “très probants”, a indiqué, jeudi, le directeur régional du développement rural (DRDR) de Louga, Daouda Hann.

“D’après les témoignages des producteurs, les résultats de la diffusion des technologies de microdosage de l’engrais que le projet Dundal Suuf promeut dans la région de Louga, surtout dans la zone des Niayes, où se pratique beaucoup de cultures légumière, sont très probants”, a-t-il déclaré.

Daouda Hann s’entretenait avec des journalistes à l’issue d’un atelier de partage des résultats de diffusion des technologies de microdosage de l’engrais dans la région de Louga.

“C’est une technologie qui est performante et économe en engrais, qui permet aux agriculteurs d’avoir plus de revenus et d’économiser aussi beaucoup d’argent en achat d’engrais”, selon le directeur régional du développement rural de Louga.

“On est un partenaire de mise en œuvre du projet dans la région, alors on a procédé à des séances de sensibilisation sur la fertilisation du sol, mais également on a fait des formations sur les technologies de microdosage de l’engrais et du placement profond de l’urée pour les producteurs”, a-t-il signalé.

Selon Daouda Hann, “ces techniques sont adaptées dans cette zone surtout dans la zone des Niayes, car elles permettent aux producteurs d’avoir plus de rendements et de très belles récoltes”.

“C’est pourquoi on conseille souvent aux producteurs de procéder à des rotations de culture, de pratiquer la jachère c’est-à-dire de reposer le sol pour lui permettre de récupérer avant d’autres cultures”, a-t-il ajouté.

“On leur suggère également de profiter de l’apport de matières organiques qui est recommandé ou l’utilisation du compost pour permettre au sol de se régénérer”, a poursuivi le directeur régional du développement dural de Louga.

Ce projet “a été initié globalement pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations”, en particulier pour “mettre à la disposition des agriculteurs des technologies de fertilisation qui puissent permettre d’améliorer leurs rendements et promouvoir la gestion intégrée de la fertilité des sols”, a renseigné le coordonnateur dans la zone nord du projet Feed the Future – Dundal Suuf.

Il “couvre toute l’étendue du territoire national sénégalais, et intervient dans cinq zones agroécologiques que sont la vallée du fleuve Sénégal, le Sénégal oriental, la basse Casamance et les Niayes”, a précisé Cheikh Ahmadou Bamba Ngom.

“Cette initiative entre dans le cadre de la diffusion des technologies, globalement du placement profond de l’urée et la microdose, mais spécifiquement dans la région de Louga, c’est la technologie de la microdose qui est en train d’être promue dans les cultures maraichères, a-t-il fait signalé.

Cheikh Ahmadou Bamba Ngom a rappelé que ce projet a démarré “depuis 2020 et aurait dû se terminer fin 2022, mais après nos discussions avec l’USAID [l’agence des Etats-Unis pour le développement international], qui est le bailleur, du fait des résultats probants qui ont été obtenus, le projet a bénéficié d’une extension jusqu’à 2026”.

DS/BK

 

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