L’ONLP va garantir un meilleur contrôle du droit des détenus et gardés à vue, selon l’Assemblée nationale
L’ONLP va garantir un meilleur contrôle du droit des détenus et gardés à vue, selon l’Assemblée nationale

SENEGAL-PRISONS-LEGISLATION

Dakar, 16 (fév) – L’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL), dont la mise en place est discutée ce lundi en plénière à l’Assemblée nationale, vise à contrôler le respect des droits et de la dignité humaine pour les prévenus et autres détenus, a-t-on appris de l’institution parlementaire.

L’ONPL, appelé à remplacer l’Observateur national des lieux de privation de liberté, “a pour mission de contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement dans les lieux de détention, qu’il s’agisse d’établissements pénitentiaires ou de locaux de garde à vue”, souligne-t-elle dans un message rendu public sur le réseau social X.

Les conditions de détention dans les lieux de privation de liberté lors de gardes à vue dans les commissariats de police ou brigades de gendarmerie et d’emprisonnements définitifs sont souvent décriées par les organisations de défenses des droits humains au Sénégal.

Parmi les griefs qu’elles soulèvent figurent la surpopulation carcérale, la mauvaise qualité de l’alimentation, l’insuffisance des soins médicaux et la vétusté des infrastructures.

Toutes choses qui, selon les parlementaires, doivent mener à une ‘’réforme  profonde de la politique pénale afin de produire des effets durables’’ d’amélioration des conditions de détention dans les lieux de privation de liberté.

Dans son communiqué, l’Assemblée nationale, dans un souci de rassurer les uns et les autres, rappelle que le rôle de l’ONLPL consistera notamment à s’assurer que ‘’les traitements infligés aux détenus respectent la dignité humaine et à prévenir toute forme de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants’’.

Selon des données du ministère de la Justice datant de 2024, la population carcérale sénégalaise est estimée à 14 147 pour une capacité d’accueil des 37 établissements pénitentiaires s’élevant à 4 924 places, soit un surplus de 7 986 détenus.

ABB/HK