Diamniadio, 11 oct (APS) – Une biennale de l’innovation, de la recherche et de l’industrialisation en Afrique va se tenir en novembre prochain à Diamniadio (Dakar), en vue d’établir une cartographie des innovations en matière de recherche sur la santé, a-t-on appris jeudi des organisateurs.

“L’idée est d’arriver à faire une cartographie globale des innovations en Afrique à partir des études faites et de résultats de recherche disponibles”, a expliqué le directeur de l’innovation et de la valorisation de la recherche de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), Libasse Mboup.

“A partir de cette cartographie, il s’agira d’identifier les points à adresser pour leur vulgarisation et leur mise à l’échelle”, a-t-il ajouté lors d’un point de presse qu’il animait, en prélude du lancement de cette biennale, vendredi, à Dakar.

Plusieurs communications et expositions sur des thématiques liées à la santé sont au menu de cette biennale qui se déroulera sur le site de l’IRESSEF à Diamniadio et au cours de laquelle cet institut sénégalais présentera les résultats de ses recherches.

Il s’agit de produits des travaux du centre d’innovations érigé au sein de l’IRESSEF, dont des prototypes de matériel comme des drones, des outils pour moderniser le diagnostic, des automates permettant de limiter les erreurs et les expositions d’infections aux patients et au personnel de laboratoires.

“Ces matériels servent à améliorer l’accès à la santé aux populations établies dans les zones reculées”, a indiqué Libasse Mboup, selon qui cette biennale sera l’occasion d’exposer “tous ces prototypes”.

Il a rappelé que cette biennale est un projet du ministère de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche, en partenariat avec l’IRESSEF, l’Université américaine des sciences et techniques de Dakar (DAUST) et le Groupe de recherche et d’études en médecine nucléaire.

Il ambitionne de “favoriser des rencontres entre chercheurs, entrepreneurs, innovateurs du Nord et du Sud et offrir des opportunités de financement de la recherche”, a souligné Libasse Mboup. Il ajoute que de cette manière, les organisateurs comptent offrir des opportunités de financement de la recherche, en vue de poser les jalons d’un partenariat durable autour de la science, de la technologie et de l’innovation.

 

L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF) espère, à terme, positionner le site de Diamniadio comme un hub de la recherche et de l’innovation, en profitant des “projets structurants” dont dispose l’Etat sur ce site.

“Sur le long terme, l’ambition c’est de faire de Diamniadio un hub de l’innovation, parler de Silicon Valley est peut-être trop rêveur mais c’est dans cette dynamique que nous nous inscrivons en collaboration avec l’Etat et des partenaires”, a soutenu Libasse Mboup.

“En 2023, la médecine a beaucoup évolué dans les pays développés et même dans les pays intermédiaires”, au point que désormais, la tendance, c’est d’essayer de “savoir qui sera malade demain et comment le soigner, c’est là où on parle de recherche et d’innovation”, a expliqué docteur Badara Cissé, médecin à l’IRESSEF.

“L’innovation, c’est la médecine de demain qui ne sera pas seulement les soins, mais c’est prévenir autrement, soigner autrement et même modéliser. Et c’est important que ces gaps qui ne cessent de s’élargir entre nos pays et les pays développés, soient neutralisés et rattrapés”, a souligné docteur Cissé.

Il soutient que pour ce faire, le Sénégal peut compter sur des jeunes “très compétents qui font des choses extraordinaires, innovantes ici et dans la diaspora (…)”.

ADL/BK/MTN

 

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