SENEGAL-SANTE
Dakar, 16 juil (APS)- Le professeur Ousmane Ndiaye, président d’honneur de la Société sénégalaise de pédiatrie (SOSEPED) a évoqué, jeudi à Dakar, les opportunités qu’offre l’intelligence artificielle à la pratique médicale notant toutefois qu’elle reste un outil d’aide à la décision qui ne pourrait se substituer au médecin
‘’L’intelligence artificielle est une grosse opportunité. Elle peut devenir une menace lorsqu’elle est mal utilisée, mais elle ne remplacera jamais l’intelligence humaine’’, a notamment dit l’universitaire en prenant part au 17e congrès de la la Société africaine d’endocrinologie pédiatrique.
‘’Endocrinologie, diabétologie et pédiatrie générale : enjeux actuels et défis futurs pour la santé des enfants africains’’, est le thème de cette rencontre couplée au 17e Congrès de la Société africaine d’endocrinologie pédiatrique de la SOSEPED.
Des spécialistes venus de plus de dix pays africains et européens participent à cette rencontre scientifique pour partager leurs expériences et identifier des solutions adaptées aux défis de la santé de l’enfant sur le continent, indique-t-on.
L’endocrinologie pédiatrique, la néonatologie, la cardiologie, l’hématologie, les maladies infectieuses, la pneumologie et la néphrologie pédiatriques, figurent parmi les sujets qui seront abordés lors de ce congrès qui se propose de faire le point sur les priorités actuelles de la santé de l’enfant, a-t-on appris des organisateurs.
Ils évoquent par ailleurs la tenue d’ateliers pratiques de précongrès qui ont permis de renforcer les compétences des pédiatres venus des différentes régions du Sénégal dans des domaines de la spécialité.
Dans sa conférence inaugurale consacrée à l’intelligence artificielle, le professeur Ousmane Ndiaye a présenté cette technologie comme une ‘’médecine augmentée’’, en mesure d’accompagner les professionnels de santé dans le diagnostic et la prise en charge des patients.
‘’Un bon diagnostic repose d’abord sur un interrogatoire rigoureux, un examen clinique de qualité et l’introduction de données fiables. L’outil ne peut produire des résultats pertinents que si les informations saisies sont correctes’’, a-t-il expliqué.
Il a insisté sur le côté humain du médecin consistant à écouter, examiner, rassurer et accompagner les familles tout au long de la prise en charge.
‘’La communication est essentielle. Le médecin doit expliquer la maladie, les traitements proposés et les résultats attendus. Cette dimension humaine ne peut être remplacée par une machine’’, a encore fait valoir l’enseignant à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Le président d’honneur de la Société sénégalaise de pédiatrie a préconisé un encadrement éthique devant accompagner le développement de l’intelligence artificielle appliquée à la santé.
NSS/SMD
