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Dakar, 13 août (APS)- L’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) entend inscrire l’inclusion et l’accessibilité au cœur de la réalisation et de la gestion des infrastructures sportives construites ou réhabilitées dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, a indiqué jeudi à Dakar son coordonnateur des travaux, Babacar Senghor.
‘’Nous voulons que l’essentiel des infrastructures dont nous avons la charge, que ce soit le stade Iba Mar Diop, la piscine olympique ou les infrastructures de proximité, puisse être très inclusif mais également accessible à toutes les parties prenantes de la population”, a-t-il déclaré lors d’un atelier consacré à la restitution du plan d’action genre des infrastructures sportives des JOJ.
Selon lui, ce plan, élaboré à partir d’un diagnostic réalisé en amont, traduit la volonté des différents acteurs de faire de l’héritage des JOJ un modèle d’infrastructures accessibles à tous.
M. Senghor a annoncé la poursuite des actions de sensibilisation, de partage d’informations et de formation au profit des collectivités territoriales, afin de favoriser l’appropriation et l’application du plan d’action genre.
‘’L’idée, au-delà de ce projet des Jeux olympiques, c’est d’assurer vraiment la pratique de ce plan d’action genre au niveau de tous les autres projets, mais également au niveau des ministères de tutelle ‘’, a-t-il souligné.
Il a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique après les JOJ, notamment à travers l’implication des collectivités appelées à assurer la gestion des infrastructures sportives de proximité.
Le coordonnateur des travaux de l’Ageroute a rappelé que plusieurs mesures d’inclusion ont déjà été intégrées aux infrastructures réhabilitées, citant notamment l’installation d’ascenseurs et de rampes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, ainsi que l’aménagement de vestiaires pour hommes et femmes.
‘’Depuis la conception de ces infrastructures-là, nous avons beaucoup anticipé sur tout ce volet”, a-t-il expliqué.
M. Senghor a précisé que onze équipements sportifs de proximité ont été réalisés ou sont prévus dans le cadre du programme, à Dakar, Diamniadio et Saly, avant leur rétrocession aux collectivités territoriales concernées.
L’AFD appelle à une appropriation effective
De son côté, le responsable du pôle infrastructures de l’Agence française de développement (AFD) à Dakar, Lamine Bruno Morin, a insisté sur la nécessité d’une appropriation effective du plan d’action genre par les collectivités territoriales.
Il a appelé les mairies à prévoir les ressources nécessaires dans leurs budgets pour assurer la mise en œuvre des mesures prévues, estimant qu’un engagement financier est indispensable pour faire du plan un véritable outil opérationnel.

”Sinon, ce plan d’action reste un vœu pieux. On veut en faire un outil ”opérationnalisable”, qui permet justement d’intégrer pleinement cette dimension-là dans les différentes infrastructures”, a-t-il indiqué.
M. Morin a également plaidé pour un dispositif de suivi et de redevabilité associant les collectivités territoriales, le ministère des Sports et le ministère chargé de la Famille, afin de mesurer les progrès réalisés et d’identifier les éventuelles insuffisances.
Il a rappelé que la contribution de l’AFD aux JOJ Dakar 2026 s’élève globalement à 80 millions d’euros, ayant notamment permis la réhabilitation du complexe olympique comprenant la piscine olympique et le stade Iba Mar Diop.
Cette contribution a également accompagné la réalisation de onze équipements sportifs de proximité à Dakar, Diamniadio et Saly, ainsi que des appuis destinés à renforcer la pérennité et la durabilité des infrastructures.
Pour M. Morin, le plan d’action genre constitue ainsi ‘’un des éléments de cet héritage” que les JOJ Dakar 2026 doivent laisser aux collectivités et aux populations.
AN/MTN
