SENEGAL-FORMATION-AMBITION
Dakar, 25 juil (APS) – Le directeur de l’École supérieure d’économie appliquée (ESEA) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Ibrahima Ndiaye, a souligné, samedi, la nécessité de mieux préparer les jeunes aux enjeux du financement du développement, estimant qu’ils seront appelés à contribuer à l’élaboration de solutions innovantes au service des politiques publiques.
“L’ESEA a trois missions principales : la formation, la recherche et le service à la communauté. C’est dans ce cadre que nous organisons chaque année ces palabres de recherche pour permettre à nos étudiants d’échanger avec des personnes ressources sur des thématiques d’actualité”, a-t-il expliqué.
Il s’exprimait à l’ouverture d’une “palabre de recherche” consacrée au thème “Financer le développement dans un monde en mutation : quels défis pour les États ? Quelles perspectives pour les jeunes diplômés ?”.
La rencontre s’inscrit dans les missions fondamentales de l’École supérieure d’économie appliquée, selon son directeur.
Selon lui, le choix du financement du développement répond à une problématique centrale aussi bien pour le Sénégal que pour l’ensemble des pays du Sud.
Pour enrichir les échanges, l’École supérieure d’économie appliquée a réuni plusieurs profils d’experts, dont un ancien ministre du Budget, une spécialiste des financements climatiques et un ancien représentant du Fonds monétaire international (FMI), afin d’offrir aux étudiants des regards croisés sur les défis liés au développement.
“Les jeunes ont besoin d’être sensibilisés à ces questions qui auront un impact sur leur carrière. Ils doivent comprendre les enjeux, les appréhender et être capables, demain, de proposer des solutions ou des innovations susceptibles d’améliorer le bien-être des populations”, a soutenu M. Ndiaye.
Le directeur de l’ESEA a indiqué que ces rencontres ont également pour vocation de favoriser le débat scientifique à travers la confrontation des idées entre universitaires, professionnels et étudiants.
“Chacun vient avec son expérience, ses connaissances et son point de vue. Il peut y avoir des contradictions, mais c’est justement cela la science : confronter les analyses pour en tirer une synthèse utile à tous”, a-t-il affirmé.
Il a insisté sur l’importance de disposer de ressources humaines qualifiées capables d’accompagner les politiques de développement du pays.
Revenant sur les enseignements de la rencontre, Ibrahima Ndiaye a notamment retenu l’accent mis par les intervenants sur le rôle stratégique de la planification dans le financement du développement.
“Le ministre nous a particulièrement éclairés sur la place importante que doit occuper la planification. En tant qu’institution spécialisée, avec un département de planification économique et de gestion des organisations, ces orientations vont nous permettre de mieux former les jeunes et de les préparer à contribuer efficacement à la réflexion et à la mise en œuvre des politiques publiques”, a-t-il conclu.
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