Les valeurs, l’enjeu derrière les jeux
Les valeurs, l’enjeu derrière les jeux

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Dakar,  4 oct (APS) – Les Jeux olympiques, même ceux de la jeunesse, ne sont pas de “simples” jeux, en ce qu’ils sont l’occasion de véhiculer des messages progressistes et de promotion d’un ordre mondial pacifique. Le choix porté sur un pays pour abriter les JO n’est donc jamais anodin. Il dénote plutôt d’un certain prestige.

Plusieurs fois, des candidats à l’organisation des JO se sont vu retirer la confiance du Comité international olympique (CIO) pour violation des droits humains.

Le choix de l’Allemagne d’Hitler en 1936 a provoqué le boycott de certaines nations contre la politique nazie, basée sur la discriminatiion raciale.

De même, en 1960, le CIO décide que les jeux olympiques d’été de Rome sont les derniers à accepter la présence de l’Afrique du Sud sous régime d’apartheid, décrétant la fin de la tolérance de la ségrégation raciale.

Le pays en sera exclu pendant 32 ans, et ce n’est donc qu’en 1992 que l’Afrique du Sud fera son retour aux Jeux olympiques d’été de Barcelone, après l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela par le président De Klerk.

L’excellence, l’amitié et le respect

L’Olympisme, axé sur les interactions entre les qualités du corps, la volonté et l’esprit, met le sport au service de l’humanité.

Le concept de l’Olympisme s’exprime à travers des actions alliant le sport à la culture et à l’éducation. Son but est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité, en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.

Pour atteindre cet idéal, l’Olympisme promeut trois valeurs essentielles qui sont applicables autant dans les stades que dans la vie de tous les jours :  l’excellence, l’amitié et le respect.

L’excellence incite à donner le meilleur de soi-même, sans se mesurer aux autres, afin d’atteindre avant tout des objectifs personnels avec détermination.

L’amitié renvoie à la volonté de bâtir un monde meilleur et en paix à travers la solidarité, l’esprit d’équipe, la joie et l’optimisme dans le sport, les JO inspirant l’humanité à dépasser les différences d’ordre politique, économique, racial, religieux ou de genre, et forger des amitiés malgré ces différences.

La troisième valeur renvoie au respect de soi et de son corps, au respect des autres, des règles et de l’environnement, et appelle tout athlète à faire preuve de fair-play. Elle constitue, dans l’idéal olympique, le principe éthique auquel doivent se conformer tous les participants aux programmes olympiques.

Cinq anneaux, comme l’union des 5 continents

Outre ces valeurs, l’Olympisme s’identifie à plusieurs autres symboles et éléments. Les plus connus sont les cinq anneaux entrelacés, la flamme, l’hymne, la devise, le serment et la maxime. Créés par Pierre de Coubertin, père des Jeux olympiques modernes, et constitués de cinq couleurs différentes (bleu, jaune, noir, vert et rouge) sur fond blanc, les anneaux symbolisent l’union des cinq continents et la rencontre des athlètes du monde entier.

Ils sont le symbole le plus reconnu du Mouvement olympique et apparaissent sur le drapeau olympique.

La flamme se propage comme un message de paix et d’amitié

Rappelant, quant à elle, les Jeux olympiques de l’Antiquité pendant lesquels un feu sacré brûlait sur l’autel de Zeus, la flamme est l’expression des valeurs positives que l’être humain associe depuis toujours à la symbolique du feu.

Acheminée jusqu’à la ville organisatrice des Jeux par des milliers de relayeurs, elle annonce, partout où elle passe, les Jeux olympiques et transmet un message de paix et d’amitié à celles et ceux rencontrés sur son chemin. Elle met également en valeur la culture et les richesses naturelles des régions traversées.

La devise et la maxime olympiques, véritables leçons de vie

A travers sa devise composée de trois mots latins ”CITIUS-ALTIUS-FORTIUS”, qui signifie ”PLUS VITE – PLUS HAUT – PLUS FORT”  l’Olympisme encourage l’athlète à donner le meilleur de lui-même pendant la compétition.

Pour mieux comprendre la devise, on peut la comparer à la maxime olympique véhiculée par le baron Pierre de Coubertin et articulée autour de deux principes : “L’important dans la vie, ce n’est pas le triomphe, mais le combat ; l’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu.”

Ensemble, la devise et la maxime olympiques représentent un idéal auquel Coubertin croit et dont il fait la promotion comme une leçon de vie importante.

HB/HK/BK