Dakar, 17 avr (APS) – La livraison de lundi de la presse quotidienne traite essentiellement de l’actualité politique en partant de nombreux sujets parmi lesquels le procès en appel de l’opposant Ousmane Sonko, qui s’ouvre le même jour, à Dakar.

“Appel sans épilogue !”, affiche à ce sujet le quotidien Kritik. Il écrit que le pool d’avocats du leader de Pastef va devoir livrer “une bataille sans merci afin de sauver la tête” de celui qui est présenté comme le principal opposant au chef de l’Etat sénégalais Macky Sall.

Le journal est d’avis que compte tenu de “toute sa charge politique”, l’affaire dite des 29 milliards du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), à l’origine de ce procès en diffamation, “n’en est pas à son épilogue”.

L’Observateur donne du poids aux allusions de Kritik’ en laissant entendre qu’une menace d’inégibilité plane sur la tête de M. Sonko, reconnu coupable du délit de diffamation en première instance dans ce procès intenté contre lui par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang. “Cependant, ajoute le journal, les appels du parquet et de la partie civile remettent zéro tous les compteurs”.

Seulement, si l’on en croit Yoor-Yoor, les partisans du leader de Pastef et maire de Ziguinchor sont “déterminés à résister pour éviter le +syndrome Mamadou Dia+”, du nom de l’ancien président du Conseil du gouvernement sénégalais (1957-62), accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat et écarté du pouvoir.

La carrière politique de Mamadou Dia n’a pas survécu à cet épisode d’autant plus tragique que ce conflit l’avait opposé principalement au président de la République d’alors, Léopold Senghor, avec qui il formait jusque-là un tandem plein de promesses pour l’avenir du Sénégal nouvellement indépendant.

Yoor-Yoor rappelle que l’histoire politique du Sénégal “est jalonnée [de ce genre de] complots politico-judiciaires qui ont conduit les présidents de la République à anéantir ou à vouloir anéantir leurs adversaires politiques dans l’unique but de se maintenir, sans crainte”.

“Après Karim Wade et Khalifa Sall privés arbitrairement de leurs droits civils et politiques [sous Macky Sall], note le même quotidien, c’est au tour d’Ousmane Sonko de subir des tracasseries judiciaires”.

Sud Quotidien note que Ousmane Sonko “va se présenter” devant le tribunal en même temps que les députés du parti PUR, Massata Samb et Mamadou Niang, dans le cadre de leur procès en appel, suite à leur condamnation pour avoir agressé leur collègue Amy Ndiaye Gniby.

“Pour parer à toute éventualité, ajoute-t-il, le gouverneur de Dakar a réédité la mesure d’interdiction de vente de carburant en vrac jusqu’à mardi qu’il avait prise lors des précédentes audiences dans le cadre de cette affaire opposant le ministre Mame Mbaye Niang au maire de Ziguinchor […]”.

Il reste que le sujet le plus commenté par les journaux concerne la dernière sortie du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck, au cours de laquelle l’ancien maire de Thiès a déclaré sa candidature à la prochaine présidentielle.

Après sa sortie, “Idy poussé vers la sortie”, indique le quotidien L’Info, selon lequel des conseillers du Conseil économique social et environnemental qu’il dirige, exige sa démission. “Idy sur CESE éjectable”, peut-on ainsi lire à la une du journal Le Quotidien.

Le même journal cite également des déclarations du Premier ministre relatives au même sujet. “On ne peut cheminer avec quelqu’un et chercher à se dérober”, a dit Amadou Ba. Le chef du gouvernement assistait à la grande conférence religieuse des femmes de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) regroupant le parti au pouvoir et ses alliés.

Pour tout dire, après ses dernières déclarations, “le leader de Rewmi s’est attiré [les foudres] de certains responsables de Benno. Quand d’aucuns réclament son départ, d’autres exigent son limogeage et celui de ses collaborateurs du gouvernement”, souligne Walfquotidien.

Walfquotidien annonce par ailleurs avec Bès Bi Le Jour que des partis de l’opposition et des organisations de la société civile ont lancé une plateforme dénommée Mouvement des forces vives de la nation (F24) par laquelle ils comptent s’opposer à un troisième mandat du président sortant.

Selon Walfquotidien, les animateurs de cette nouvelle plateforme “ont annoncé une série de manifestations dont une grande mobilisation le 5 mai prochain pour dire non au 3e mandat”.

 

BK/ASG

 

 

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