SENEGAL-HYDRAULIQUE-ASSAINISSEMENT-INFRASTRUCTURES
Gandiaye, 4 mars (APS) – Les ouvrages réalisés à Gandiaye (centre), dans le cadre du Projet eau et assainissement en milieu rural (PEAMIR) constituent un “levier socioéconomique considérable”, estime le maire de cette commune de la région de Kaolack, Pape Songdé Diop.
“Au-delà de son impact infrastructurel, ce projet a constitué un levier socioéconomique considérable. Durant les 18 à 24 mois de travaux, entre 150 et 200 jeunes de Gandiaye ont été employés, avec un salaire minimum de 98 000 francs CFA”, a-t-il notamment déclaré.
M. Diop a fait cette déclaration en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, qui procédait, mardi, à l’inauguration de nouveaux ouvrages dans le cadre du PEAMIR.

Il s’agit notamment de 31 kilomètres de réseau moderne d’eaux usées qui desservent toute la commune de 1.125 branchements individuels au réseau d’égout, garantissant un service de proximité aux ménages, de deux stations de pompage équipées de technologies performantes et fiables, d’une station d’épuration par lagunage naturel d’une capacité de 750 mètres cubes par jour et d’une station de traitement des boues de vidange d’une capacité de 15 mètres cubes par jour.
Les jeunes employés par ce projet ont de même “bénéficié d’un véritable transfert de compétences. Entrés pour beaucoup sans qualification spécifique, ils en ressortent aujourd’hui soudeurs, ferrailleurs, maçons, techniciens en pose de géomembranes, mécaniciens, électriciens, opérateurs topographes etc… Toutes les spécialités ayant concouru à la mise en œuvre du projet se retrouvent désormais au sein de notre jeunesse”, s’est réjoui l’élu.
Pour le maire de Gandiaye, il ne s’agit pas simplement d’un héritage structurant mais plutôt d’un capital humain consolidé, d’une expertise locale renforcée, des compétences techniques désormais ancrée dans sa collectivité territoriale.
“Plusieurs de ces jeunes ont vu leurs contrats renouvelés sur d’autres projets remportés par l’entreprise SINOHYDRO, d’autres se sont installés à leur propre compte. Notre commune dispose aujourd’hui d’un vivier de compétences qui fera la différence dans les années à venir”, a signalé Pape Songdé Diop.
Sur le plan économique, la masse salariale injectée durant ces deux années de travaux, estimée entre 450 et 500 millions de FCFA, a selon lui irrigué l’économie locale, bénéficiant aux commerces et aux entreprises de la place. “L’assainissement a ainsi été aussi un moteur de dynamisation économique”, a noté Diop.

Les ouvrages réalisés devront “désormais être mis au service d’une stratégie plus large”, dit-il, citant la gestion durable des eaux usées, la valorisation des excédents, le développement de l’arboriculture, et l’aménagement d’espaces verts.
L’édile a sollicité, dans cette perspective, “une participation pleine” de sa commune dans la gestion de cette infrastructure. Il en appelle également à la responsabilité des populations. “Cet ouvrage est exclusivement destiné aux eaux usées. Sa préservation est un devoir collectif”, a-t-il lancé.
“A Gandiaye, l’eau de forage est fluorée et saumâtre et pratiquement impropre à la consommation directe. Les ménages se trouvent contraints de payer une facture d’eau domestique tout en achetant de l’eau de puits par l’intermédiaire de charretiers privés pour la boisson, ce qui constitue une charge financière supplémentaire”, a signalé M. Diop.
Il estime qu’une réflexion concertée entre l’Etat, l’opérateur Flex Eau, les partenaires et les collectivités territoriales doit être conduite afin que l’accès à l’eau potable devienne “une réalité effective” dans cette commune.
ADE/BK

