Les quotidiens se font l’écho des difficultés du secteur privé
Les quotidiens se font l’écho des difficultés du secteur privé

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 19 juin (APS) – Les quotidiens reçus, vendredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) se font largement l’écho des difficultés du secteur privé plombé par la dette intérieure, la pression fiscale et le gel des chantiers publics.

Des entrepreneurs ont alerté, jeudi, sur la situation précaire de certaines entreprises qui risquent, selon eux, un défaut de paiement de leurs créances ou un déclassement. Ils l’ont fait savoir lors d’une rencontre avec la presse, organisée par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), dans le cadre des initiatives visant à raffermir le partenariat public-privé.

‘’Le cri des créateurs de richesses et d’emplois ne s’estompe pas. Le secteur privé, à travers la Confédération nationale des employeurs du Sénégal [Cnes], qui se dit mourante, a tiré hier la sonnette d’alarme, lors d’une conférence de presse’’, écrit WalfQuotidien.

Selon L’Observateur, ‘’le patronat agite le spectre du chaos’’.

‘’Asphyxiées par une dette intérieure estimée à près de 1 400 milliards de FCfa, confrontées à l’arrêt de plusieurs chantiers et à des difficultés de trésorerie grandissantes, les entreprises privées sénégalaises tirent la sonnette d’alarme. Lors d’un petit-déjeuner de presse organisé par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), les membres ont dressé un constat préoccupant de la situation économique, mettant en garde contre un risque de défaillances en chaîne et appelant l’État à agir rapidement pour éviter l’asphyxie du secteur privé..’’, rapporte L’Obs.

Concernant cette dette intérieure, Sud Quotidien affiche à la Une ‘’Etat débiteur, entreprises en détresse’’.

‘’Face à l’accumulation des arriérés de paiement de l’Etat, la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Réuni hier, jeudi 18 juin, à Dakar, le patronat a dressé le tableau d’une crise de liquidité sans précédent qui menace la survie des entreprises, fragilise le système bancaire et compromet la relance économique’’, lit-on dans Sud.

‘’Asphyxié par une dette intérieure pesante, une pression fiscale inédite et le gel des chantiers publics, le patronat sénégalais tire la sonnette d’alarme’’, relève Le Soleil, ajoutant que ‘’tout en saluant la volonté de rupture du gouvernement, la CNES exige un partenariat sincère et propose 10 mesures d’urgence pour éviter le naufrage du secteur privé, premier employeur du pays’’.

Dans sa livraison du jour, L’As dit ‘’halte aux dérives sexiste’’ après les ‘’attaques misogynes’’ contre la nouvelle ministre des Sports, Clotilde Coly.

Le journal note que ‘’la nouvelle ministre des Sports, Clotilde Coly, à peine installée, fait l’objet, depuis mardi dernier, à la suite de la défaite du Sénégal face à la France en Coupe du monde, d’attaques visant son apparence physique. Plus déroutant encore, des femmes participent à cette campagne de dénigrement menée sur les réseaux sociaux’’.

”Rangez vos CV! Au Sénégal, nul besoin pour une femme de s’instruire et d’acquérir des compétences. Il suffit juste de cultiver une belle apparence. C’est à cette idée que renvoie la campagne de dénigrement menée sur les réseaux sociaux contre la ministre des Sports. Mais de quoi est-elle-coupable ?. La Ministre Clotilde Coly est coupable d’un délit de faciès. Pour le +peuple des réseaux sociaux+, la coupe de cheveux de cette femme ne sonne pas africaine. A la limite, elle est une +toubab+’’, s’insurge L’As.

OID