SENEGAL-GENRE
Dakar, 16 mars (APS) – La responsable du Bureau des statistiques, du genre et des études à la Direction nationale de l’équité et de l’égalité de genre (DEEG) a insisté, lundi, sur l’importance pour les journalistes de s’appuyer sur des données fiables afin de mieux aborder les questions liées à la lutte contre les injustices et les violences basées sur le genre (VBG).
‘’Les médias ne se contentent pas d’informer. Ils éclairent les débats publics et peuvent contribuer à briser le silence autour des injustices. Pour que l’information soit un véritable levier de changement, elle doit reposer sur des données fiables et des statistiques de genre solides’’, a notamment déclaré Sadio Kanouté.
Elle prenait part à, Dakar, à un atelier organisé par l’Association des Professionnels de l’Information sur le Genre (APIG) sur le thème ‘’Médias, statistiques de genre et redevabilité pour l’accès à la justice’’, dont l’objectif est de participer à renforcer l’usage stratégique, éthique et contextualisé des statistiques de genre par les journalistes.
‘’Il faut reconnaitre que ce qui n’est pas documenté reste souvent invisible et ce qui reste invisible est rarement traité avec l’urgence qu’il mérite’’, a fait savoir Mme Kanouté.
C’est tout le sens, a-t-elle ajouté, de l’initiative soutenue par ONU Femmes à travers le projet ‘’Les Femmes Comptent’’, qui vise à renforcer la production et l’utilisation des statistiques de genre afin d’éclairer les politiques publiques et de renforcer la redevabilité’’.
’’Dans l’exercice de leur métier au quotidien, dans la relation des faits qui doit apporter l’information juste et vrai au public, le journaliste a besoin de maîtriser cette information’’, a pour sa part indiqué Adama Diouf, présidente de l’APIG.

Ce qui passe, selon elle, par la maitrise des mots, des chiffres comme outils de communication pour la bonne information du public.
‘’Notre rôle est crucial en tant que vecteur d’informations, d’où l’intérêt pour nos membres de mieux cerner les contours de ce concept transversal en lien avec tous les secteurs de la vie puisque régissant les rapports sociaux entre hommes et femmes’’, a également dit la présidente de l’APIG.
C’est par la compréhension de cet enjeu que les professionnels de l’information et de la communication pourront contribuer positivement à la marche d’une société juste et équitable, où les préoccupations de toutes les couches de la population sont prises en compte, hommes et femmes, garçons et filles, a-t-elle ajouté.
‘’Au Sénégal, nous avons investi dans la production de données sur le travail non rémunéré, sur les violences faites aux femmes, sur les risques environnementaux, mais ces données ne changeront rien si elles restent enfermées dans des rapports techniques. Ce sont les professionnels des médias, à travers leurs plume, micro, caméra qui leur donnent du sens’’, a souligné Seynabou Sarr, chargée des questions d’égalité des sexes au bureau Sénégal d’ONU Femmes.
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