SENEGAL-ENVIRONNEMENT-STRATEGIE
Dakar, 17 sept (APS) – Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, a souligné, jeudi, à Dakar, la nécessité de mettre en avant les jeunes dans la mise en œuvre de la troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3), en vue d’assurer la territorialisation de la politique climatique.
Le ministère de l’Environnement “veut montrer que, dès le début de la mise en œuvre de la CDN 3, les jeunes seront placés au premier plan, notamment pour assurer la territorialisation de cette politique climatique”, a-t-il déclaré.
Aliou Gori Diouf s’exprimait à l’ouverture d’un atelier national de cinq jours consacré au renforcement des capacités des jeunes sur les changements climatiques, les politiques climatiques et la Contribution déterminée au niveau national.
La Contribution déterminée au niveau national (CDN) est un plan d’action climatique national préparé par chaque pays pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au changement climatique.
Selon le ministre de l’Environnement, cet atelier national de renforcement de capacités traduit la volonté de faire des jeunes des relais de l’action climatique dans les différents territoires.
“Chaque jeune qui a participé à cette formation représente un territoire. En retournant dans sa région, son département ou sa commune, il pourra diffuser les connaissances acquises ici”, a-t-il expliqué.
Le ministre a invité les participants à devenir “des ambassadrices et des ambassadeurs du climat” dans leurs territoires, en vulgarisant les connaissances sur les changements climatiques, en contribuant à la formulation de projets susceptibles de mobiliser des financements climatiques et en explorant les opportunités offertes par l’entrepreneuriat vert.
Il s’est également engagé à porter devant les instances du Comité national sur les changements climatiques (COMNACC) la note nationale de position élaborée par les jeunes à l’issue de la formation.

“Je m’engage, en tant que ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, à ce que votre note nationale de position soit portée devant les instances du Comité national sur les changements climatiques”, a-t-il déclaré.
La représentante du Conseil consultatif de la jeunesse du Sénégal, Assy Diamanka, a présenté, pour sa part, plusieurs propositions issues des travaux des jeunes, notamment la territorialisation des politiques climatiques.
Elle a aussi cité l’introduction d’un enseignement sensible aux changements climatiques dans les établissements scolaires, la promotion de l’agriculture climato-intelligente et une meilleure prise en compte des enjeux climatiques dans l’aménagement du territoire.
“Nous ne sommes pas seulement là pour recevoir des connaissances. Nous sommes là pour comprendre, partager, réfléchir ensemble et proposer des solutions efficaces et durables”, a-t-elle déclaré.
La représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Catherine Pon, a également appelé les jeunes à se former davantage pour devenir des relais de l’action climatique dans les 14 régions du Sénégal.
L’objectif recherché est de rapprocher la politique climatique nationale des réalités locales et de favoriser une appropriation plus large des enjeux liés aux changements climatiques, a-t-elle indiqué.
AN/BK

