Dakar, 13 juin (APS) – Les groupes de travail pluridisciplinaires (GTP) regroupant divers secteurs de la vie économique constituent ”un outil d’aide à la décision” mais se trouvent limités dans leur action par des ”lenteurs administratives” et un manque d’informations sur certains acteurs locaux, indique une étude.

Une étude diagnostique portant sur les GTP a été présentée lundi, à Dakar, en marge d’une réunion élargie à divers secteurs de la vie économique et qui font des contributions décadaires de juin à octobre, dans le cadre du suivi de la campagne agricole au Sénégal.

À l’occasion de cette réunion élargie, les différentes structures de l’État, relevant notamment des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, ont partagé le suivi de leurs activités respectives, de même que le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), le Centre de suivi écologique (CSE) et l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

Cette étude diagnostique, conduite en collaboration avec le Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur PROVALE-CV, vise à faire le diagnostic des groupes de travail pluridisciplinaires (GTP) mis en place dans les départements.

“Ils ont commencé à fonctionner depuis bientôt une dizaine d’années. C’est pourquoi il était bien de mener un diagnostic sur leur fonctionnement, les contraintes, les pistes de solutions afin d’améliorer leur performance”, a expliqué Diabel Ndiaye, coordonnateur national du groupe de travail pluridisciplinaire (GTP) placé sous la tutelle de l’ANACIM.

Les groupes de travail pluridisciplinaires “livrent des informations durant toutes ces décades, du mois de juin jusqu’en octobre. [Ils] sont des outils d’aide à la décision”, a indiqué M. Ndiaye, par ailleurs chef du service climat à l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie.

“Cette étude a montré beaucoup de forces, mais aussi des faiblesses. Il y a beaucoup d’engouement sur la production d’informations climatiques. Les gens sont aptes de disposer [des] intrants agro météorologiques au niveau des bulletins, mais également des GTP”, a-t-il dit, non sans relever des “limites” au niveau décentralisé.

Selon Diabel Ndiaye, l’étude a relevé “des lenteurs administratives de paiement” et “un manque d’informations de certains acteurs locaux”. “Elle nous a aussi permis de relever ces problèmes pour qu’à l’avenir, nous puissions mieux intégrer tout le monde, afin que ces GTP fonctionnent mieux”, a ajouté Diabel Ndiaye

Cette réunion élargie était l’occasion pour les structures contributrices de partager les situations sectorielles de cette première décade du mois de juin, lesquelles contributions pouvant aider à la production du bulletin du groupe de travail pluridisciplinaire de divers secteurs.

Concernant la situation météorologique, les prévisions saisonnières annoncent une installation de la saison des pluies de manière précoce, “surtout sur la partie nord, le centre et l’ouest du pays”. En dehors de ces zones, le cours de la saison des pluies sera normal “sur le reste du territoire” sénégalais.

L’abreuvement du cheptel se fait principalement au niveau des forages et puits pastoraux, sauf dans le Walo et au niveau du fleuve Sénégal et de ses défluents, souligne la direction l’Élevage, notant que l’état d’embonpoint des animaux “se dégrade de plus en plus”.

Ainsi, les mouvements commerciaux internes sont marqués par des sorties d’animaux (bovins, ovins, caprins) de la région de Matam (nord) en direction des grands centres urbains comme Dakar, Touba, Saint-Louis et Mbour.

La Direction de l’Élevage précise que “15 434 moutons ont quitté la région de Matam pour approvisionner les marchés de l’intérieur du pays depuis le début du mois” de juin.

Pour la situation zoo-sanitaire du pays, signale la même direction, “quatre-vingt-huit foyers de suspicions de maladies ont été rapportés. Pour la confirmation ou l’infirmation des suspicions, des prélèvements ont été acheminés au Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (LERV)”.

Les frontières “sont ouvertes et les inspections vétérinaires en collaboration avec les forces de défense et de sécurité sont à pied d’œuvre”, de manière à “faciliter le circuit et l’entrée du cheptel, en vue d’un approvisionnement correct en moutons pour la Tabaski”.

Le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), en ce qui le concerne, note que la deuxième décade du mois de juin devrait se caractériser par “des offres faibles dans les marchés ruraux de collecte et des stocks moyens à faibles dans les marchés urbains pour les produits locaux secs.”

“L’affluence dans les marchés ruraux devrait s’affaiblir avec l’épuisement des stocks des producteurs, l’installation de l’hivernage et les préparatifs de la campagne agricole. Conséquemment, les produits agricoles ruraux, notamment les céréales sèches et les légumineuses vont amorcer leur hausse saisonnière”, souligne le Commissariat à la sécurité alimentaire.

La Direction de l’agriculture annonce le démarrage de la campagne agricole au niveau des commissions de distribution de semences et d’engrais, pour apporter des solutions à la question de l’approvisionnement des sols. “À cette date, tout le planning et les notifications sont déjà disponibles et les fournisseurs sont en train d’être mis en place”, note-t-elle.

Le Centre de suivi écologique (CSE) a fait le suivi de la croissance végétale de la première décade du mois de juin, indiquant que la dernière décade du mois de mai était plus pluvieuse.

SBS/BK/ASG

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