Les États africains invités à agir sur les causes profondes de la migration dite irrégulière
Les États africains invités à agir sur les causes profondes de la migration dite irrégulière

SÉNÉGAL-MONDE-DEFIS

Dakar, 21 oct (APS)- Le président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), Idrissa Sow, a appelé, mercredi, à Dakar, les États africains à davantage renforcer leur coopération pour prévenir les drames liés à la migration irrégulière, en s’attaquant à ses causes profondes relatives notamment au chômage et aux inégalités sociales.

‘’La Commission déplore, à ce titre, les événements récents survenus avec les naufrages tragiques d’embarcations transportant des migrants au large des côtes gambiennes le 15 octobre 2026 et au large de Djibouti dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026, entraînant la mort de plusieurs personnes, tandis que d’autres sont portées disparues‘’ , a d’abord déclaré M. Sow en prononçant le discours de clôture de la 89e session ordinaire de la CADHP , tenue à Dakar du 12 au 21 octobre.

Des représentants d’institutions nationales en charge des droits humains, d’organisations internationales et de la société civile ont pris part à cette rencontre.

Ces tragédies liées à la migration dite irrégulière illustrent, selon lui, la persistance des risques auxquels s’exposent les personnes qui tentent de rejoindre d’autres pays à la recherche de meilleures conditions de vie.

Il a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs familles, tout en invitant les États parties à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples à accorder une attention prioritaire à cette question.

Idrissa Sow a préconisé une approche fondée sur la coopération et la responsabilité partagée, ainsi que sur la prévention des causes structurelles de la migration irrégulière.

‘’La pauvreté persistante, les inégalités de revenus, le chômage des jeunes, la précarité de l’emploi et les disparités entre les zones urbaines et rurales, notamment dans l’accès à l’éducation, à la santé et aux services sociaux de base, figurent parmi les facteurs favorisant les départs’’, a-t-il martelé.

Poursuivant, il considère que la protection des migrants et des demandeurs d’asile constitue un enjeu majeur de droits humains et nécessite des réponses dépassant les seules mesures de contrôle des frontières.

AN/HK/SMD