La CADHP appelle à accélérer la mise en œuvre des engagements inscrits dans la Charte africaine
La CADHP appelle à accélérer la mise en œuvre des engagements inscrits dans la Charte africaine

SENEGAL-AFRIQUE-DROITS

Dakar, 21 oct (APS)- Le président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), Idrissa Sow, a salué, mercredi à Dakar, les efforts de Maurice, de la Zambie et de la Guinée-Bissau dans la présentation de leurs rapports périodiques, tout en soulignant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des engagements des États en matière de droits humains.

‘’Au cours de cette session, nous avons aussi examiné les rapports périodiques soumis par la République de Maurice, la République de Zambie et la République de Guinée-Bissau (…). La Commission adresse ses chaleureuses félicitations à ces Etats pour s’être acquittés de leurs obligations, mais aussi pour le dialogue constructif franc qu’ils ont eu avec les représentants de notre Commission’’, a déclaré son président Idrissa Sow.

Il intervenait en marge de la clôture de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, tenue à Dakar du 12 au 21 octobre, en présence du ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang.

La présentation du rapport de la Guinée-Bissau marque notamment une évolution dans le suivi des obligations des États parties, ce pays sortant, selon le président de la CADHP, Idrissa Sow ‘’de la catégorie des États n’ayant jamais soumis de rapport au titre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples’’.

La Commission a également fait le point sur l’état de présentation des rapports périodiques prévus par l’article 62 de la Charte.

Selon les chiffres communiqués lors de la session, huit pays sont à jour, cinq rapports sont en cours d’examen, six pays accusent un retard d’un rapport, dix de deux rapports et deux autres de trois rapports.

Dix-huit pays comptent plus de trois rapports en retard, tandis que cinq n’ont pas encore soumis leurs rapports initiaux.

Ces rapports permettent d’évaluer les mesures prises par les États pour garantir les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels consacrés par la Charte.

L’année 2026 marque par ailleurs le 45e anniversaire de l’adoption de cet instrument juridique, en 1981, et le 40e anniversaire de son entrée en vigueur, en 1986.

À cette occasion, Idrissa Sow a appelé à poursuivre les efforts pour traduire les principes de la Charte dans les législations, les politiques publiques et les conditions de vie des populations.

Malgré les réformes engagées dans plusieurs pays, la Commission relève la persistance de difficultés liées aux conflits, à l’insécurité, aux insuffisances de la gouvernance démocratique et aux obstacles à l’accès à la justice.

AN/HK/MTN