SENEGAL-UE-SANTE-RECHERCHE
Dakar, 22 juin (APS) – Les enjeux actuels de santé publique exigent davantage de science et de partenariats, a affirmé, lundi, à Dakar, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani, soulignant la nécessité d’une nouvelle approche fondée sur la co-construction et le renforcement des capacités locales.
”Les enjeux actuels de santé publique exigent davantage de science, davantage de partenariats et davantage de capacité à transformer l’innovation en solutions concrètes. Les défis sanitaires d’aujourd’hui ne peuvent être relevés ni seuls ni en silos. Ils exigent une coopération scientifique ambitieuse et des solutions conçues avec les partenaires africains, pour les contextes africains”, a déclaré Jean-Marc Pisani.
L’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal prenait part à la conférence internationale sur l’innovation diagnostique qui se tient du 22 au 25 juin à Dakar.
Selon lui, des diagnostics de qualité sont ”indispensables” pour garantir des soins efficaces, améliorer la surveillance épidémiologique et renforcer la résilience des systèmes de santé face aux maladies infectieuses émergentes et à la progression de la résistance aux antimicrobiens.
Pour Jean-Marc Pisani, cette coopération illustre une nouvelle approche fondée sur la co-construction et le renforcement des capacités locales.
L’ambassadeur a mis en avant le rôle du Sénégal, qu’il considère comme un futur ‘’hub régional’’ en matière de recherche et d’innovation en santé, grâce notamment aux travaux de l’Institut Pasteur de Dakar et de sa plateforme DIATROPIX.
Il a cité en exemple le développement par cette structure d’un test rapide de diagnostic de la rougeole, estimant que cette innovation démontre que l’Afrique est en mesure non seulement de participer à la recherche mondiale, mais aussi de produire localement des technologies répondant aux plus hauts standards de qualité.
Selon lui, le partenariat entre l’Union européenne et l’Institut Pasteur de Dakar s’inscrit pleinement dans la stratégie Global Gateway, qui vise à soutenir des investissements durables dans les systèmes de santé, la recherche, les capacités industrielles et les chaînes de valeur régionales.
Jean-Marc Pisani a toutefois insisté sur la nécessité d’aller au-delà de l’innovation scientifique. ‘’Le défi n’est pas seulement de développer de nouveaux outils, mais de les faire adopter, produire à grande échelle et de les rendre accessibles aux populations qui en ont le plus besoin”, a-t-il souligné.
Le diplomate a plaidé, à ce sujet, pour un renforcement du transfert de technologies, de la formation des chercheurs et de l’industrialisation des innovations afin que les avancées issues des laboratoires se traduisent par des bénéfices concrets pour les patients et les systèmes de santé africains.
À travers son soutien aux projets de recherche et aux initiatives de bio production sur le continent, l’Union européenne entend ainsi contribuer à l’émergence d’une souveraineté sanitaire africaine fondée sur l’innovation, les partenariats équilibrés et le développement de capacités locales durables.
NSS/OID
