SENEGAL-AFRIQUE-SOCIETE
Dakar, 12 oct (APS) – Le président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), Idrissa Sow, a appelé, lundi à Dakar, les belligérants des différents conflits à travers le continent à privilégier le dialogue et œuvrer en faveur d’une efficace protection des civiles.
‘’Nous appelons instamment les belligérants à privilégier le dialogue et à protéger efficacement les populations civiles’’, a-t-il notamment déclaré à l’ouverture de la 89e session ordinaire de la CADHP qu’abrite jusqu’à mercredi la capitale sénégalaise.
M. Sow a insisté sur le fait les conflits armés continuent de provoquer des souffrances considérables, notamment à l’Est de la République démocratique du Congo, en République Centrafricaine et en Somalie entre autres.
Il a également rappelé que les conflits armés continuent de provoquer des déplacements forcés de populations, d’aggraver les problèmes humanitaires et d’accentuer les difficultés d’accès aux services essentiels
Le président de Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a ainsi pris l’exemple du Soudan, où près de 8 millions de personnes déplacées avaient été recensées dans le pays, et plus 4 millions avaient fui le pays du début du conflit jusqu’à avril 2026
Il n’a pas manqué d’exprimer les préoccupations de la Commission face à la reprise des hostilités dans certaines parties de l’Ethiopie, une évolution menaçant les acquis du processus de paix dans ce pays.
Idrissa Sow a par ailleurs martelé que la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ne saurait justifier des atteintes aux droits fondamentaux.
‘’La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est nécessaire pour protéger les populations, mais elle ne saurait devenir un espace d’exception aux droits fondamentaux ‘’, a-t-il rappelé, rappelant aux Etats leur obligation de veiller au respect des droits humains et à l’état de droit.
Le président de la CADHP a en même temps parlé d’un certain nombre de règles du droit international humanitaire visant à protéger les populations civiles, insistant par exemple sur l’importance de faciliter aux personnes impactées par les conflits et veiller au respect de leurs droits.
De nombreux acteurs de la communauté africaine des droits de l’homme, des représentants d’organes et d’institutions de l’Union africaine chargés des droits humains, de diplomates et partenaires techniques et financiers prennent part à la rencontre de Dakar
Elle réunit des représentants des États, des institutions nationales des droits humains et des organisations de la société civile autour des enjeux de promotion et de protection des droits de l’homme et des peuples en Afrique.
AN/AKS

