Le théâtre et l’humour sont “des passeurs de la réflexion sur la gouvernance” (directrice de festival)
Le théâtre et l’humour sont “des passeurs de la réflexion sur la gouvernance” (directrice de festival)

SENEGAL-CULTURE

Dakar, 3 juin (APS) – L’importance du théâtre et de l’humour peut aussi se mesurer à leur rôle de passeur de la réflexion sur la gouvernance, “une manière d’habiter le monde”, estime la directrice du Festival international Dakar Théâtre et Humour (FIDATH), Aminata Yacine Sané.

”Gouverner, c’est porter une vision lorsque l’écoute s’installe, c’est décider avec courage sans renoncer à l’écoute, c’est conduire avec fermeté sans perdre l’humanité, mais aussi faire fleurir des possibilités sur les terres parfois arides […]”, a-t-elle déclaré.

Le théâtre et l’humour “viennent jouer le rôle des passeur de cette réflexion”, a soutenu Mme Sané, mardi, lors de la cérémonie marquant l’ouverture officielle de la 4è édition du FIDATH, qui se tient jusqu’au 5 juin au centre culturel régional Blaise Senghor, à Dakar.

La région de Thiès est invitée d’honneur de cette 4è édition, axée sur le thème ”Femmes et gouvernance”.

”Le théâtre et l’humour seront nos miroirs, nos éclaireurs et parfois même nos provocateurs bienveillants, car l’art possède ce pouvoir unique : dire ce que l’on sait, révéler ce que l’on cache et imaginer ce que l’on n’ose pas encore construire”, a-t-elle fait valoir.

Mme Sané considère la gouvernance non pas seulement comme ”une affaire d’instruments ou de responsabilités administratives”, mais avant tout ”une manière d’habiter le monde”. 

Pour une femme, a-t-elle poursuivi, ”gouverner signifie souvent avancer là où l’on ne l’attend pas, ouvrir des portes que l’on croyait fermées, transformer les obstacles en chemin et les épreuves en leçons”.

Le théâtre et l'humour sont "des passeurs de la réflexion sur la gouvernance" (directrice de festival)

”Que ces cinq jours soient un instant de rencontre, de réflexion, de création et d’espérance et que les rires nous rapprochent, que les scènes nous éclairent, que les mots nous élèvent et que la culture continue d’être ce pont précieux entre nos différences et nos aspirations communes”, ajoute la directrice du FIDATH.

Prenant la parole, le directeur des Arts, Hugues Diaz, a quant à lui appelé les acteurs culturels à prendre leurs responsabilités pour ”dynamiser le secteur de la culture et des arts au Sénégal”.

Il estime que face aux “difficultés, il faudrait des sursauts, c’est-à-dire qu’on redouble de courage, de sacrifice, d’abnégation, et surtout de qualité”.

AMN/BK