SENEGAL-POLITIQUE-STRATEGIE
Dakar, 28 mai (APS) – A sa fondation en 1974 par Me Abdoulaye Wade, qui sera célébré les 4 et 5 juin prochains pour son centenaire, le Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est adossé sur la philosophie ”Sopi” (terme wolof signifiant ”changement”) pour se distinguer, entrer dans chaque foyer et séduire les populations.
Cri de ralliement et socle idéologique de la formation d’obédience libérale, le ”Sopi” s’articule autour de quatre grands piliers.
Il prône tout d’abord un libéralisme social et panafricain. Il se fait l’adepte d’un libéralisme humaniste et social qui met l’accent sur l’initiative privée et la valorisation du secteur informel.
Hors des frontières sénégalaises, la philosophie ”Sopi” se structure autour du panafricanisme à travers des projets si chers à son leader, Me Abdoulaye Wade. Pour concrétiser ce rêve, à son arrivée au pouvoir, le troisième président de la République a promu le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), volet économique de ce panafricanisme.
Le deuxième pilier autour duquel s’articule le ”Sopi” est la culture de l’opposition et de la rupture, incarnant la lutte pour le multipartisme intégral, la liberté d’expression, l’État de droit et le refus du parti unique. Il promeut également la conquête démocratique, en utilisant la rue, les meetings et les urnes pour forcer l’ouverture démocratique.
Perçu comme un phénomène de mobilisation sociale, cette philosophie puise ensuite toute sa force de la dimension populaire et intergénérationnelle.
Le troisième pilier, pensé et véhiculé par son précurseur, est cible la jeunesse notamment urbaine, faisant ainsi du ”Sopi” l’expression d’un ras-le-bol face au chômage et un espoir de transformation sociale rapide.
Enfin, le quatrième et dernier pilier sur lequel repose la philosophie wadienne est le volontarisme et les grands travaux.
A son arrivée au pouvoir en 2000, le ”Sopi” passe de la théorie à la pratique, en se traduisant par une politique de grands travaux infrastructurels.
Durant son règne, le “pape du Sopi”, change le visage du pays grâce à la réalisation d’une autoroute à péage, d’un nouvel aéroport, de nombreuses infrastructures routières et de monuments.
Pour “Gorgui” (le vieux), comme l’appellent affectueusement ses partisans, le développement visible et moderne insuffle une fierté nationale et une dynamique économique.
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