Le Sénégal veut rééquilibrer son système de santé en faveur de la prévention (officiel)
Le Sénégal veut rééquilibrer son système de santé en faveur de la prévention (officiel)

SENEGAL-SANTE-PERSPECTIVES

Dakar, 22 juil. (APS) – Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Leroux Dramé, a annoncé, mercredi, une réorientation de la politique sanitaire nationale vers un renforcement de la prévention et de la promotion de la santé, tout en maintenant les efforts consacrés aux soins curatifs.

“On va procéder à une certaine forme de bascule, du curatif vers le préventif. Cela ne veut pas dire qu’on va laisser de côté le volet curatif. Mais il nous faut améliorer la partie prévention du système de santé”, a-t-il déclaré à l’ouverture de l’atelier de lancement officiel du Plan de prévention et de promotion de la santé 2026-2030.

Selon M. Leroux, de nombreuses maladies peuvent être évitées grâce à la sensibilisation, à l’éducation sanitaire et à la prévention, ce qui permettra d’améliorer durablement l’état de santé des populations.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a notamment cité le tabagisme parmi les défis prioritaires, évoquant l’essor des nouvelles formes de consommation, notamment les cigarettes électroniques, qui touchent de plus en plus les jeunes dans les écoles et les familles.

“Il nous faut, en relation avec tous les ministères techniques, notamment l’Éducation nationale et l’Environnement, porter ensemble cette nouvelle dynamique de prévention et de promotion de la santé”, a-t-il plaidé.

D’après Leroux, cette orientation s’inscrit dans le concept de “la santé dans toutes les politiques”, qui vise à intégrer les enjeux sanitaires dans les actions de l’ensemble des départements ministériels.

“Ce que fait le ministère de l’Éducation en matière de prévention ou ce que réalise le ministère de l’Environnement pour garantir un cadre de vie sain doivent être capitalisés par le ministère de la Santé”, a-t-il expliqué, soulignant que la prévention ne saurait être la seule responsabilité de son département.

Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation de tous les secteurs de la vie nationale, y compris les partenaires techniques et financiers, les communicateurs traditionnels, le mouvement sportif, le secteur privé, les universités ainsi que les organisations de la société civile.

Cette approche multisectorielle est, selon lui, indispensable pour faire reculer les maladies non transmissibles, responsables de 53 % des décès au Sénégal.

Pour Leroux Dramé, une mobilisation collective autour de cet objectif permettra d’inverser la tendance des maladies évitables, de préserver la santé des jeunes générations et de contribuer au développement socio-économique du pays.

BAB/BK